En pleine campagne électorale, 0dont les candidats ciblent particulièrement les "riches" (riches contribuables d'un côté, et riches entreprises, de l'autre), c'est un chiffre qui ne va pas passer inaperçu, évidemment: le CAC 40 a réalisé, l'année dernière, 74 milliards d'euros de profits. On le sait de façon certaine, ce matin, parce EADS et Carrefour ont été les dernières du CAC, hier, a publier leurs résultats. Alors, globalement, d'une année sur l'autre, ces bénéfices sont en légère baisse (on était à 82 milliards, en 2010). Ils sont, en revanche, bien supérieurs à ceux de 2008/2009, c'est-à-dire pour la période qui a suivi la faillite de Lehman Brothers. Et puis, il faut aussi le rappeler: juste avant la crise financière (en 2006, en 2007), les profits annuels du CAC 40, dépassaient les 90 milliards d'euros. Pour 2011, ce sera donc 74 milliards. C'est déjà beaucoup, même si les grands patrons ont l'impression d'avoir échappé au pire, l'année dernière: la crise de la dette, bien-sûr à partir de l'été 2011. Mais avant, le tsunami au Japon et les révolutions arabes, qui les ont coupé de certains marchés et qui ont fait grimper les prix du pétrole. Dans tout cela, c'est, quand même, la crise de la dette qui a le plus pesé. Et d'abord sur le secteur financier: le recul des bénéfices du CAC 40, en 2011, est avant tout celui des banques. A l'inverse, les entreprises du CAC qui s'en sortent mieux que la moyenne sont souvent celles qui réalisent leur chiffres d'affaires loin de l'Europe. Elles restent portées par le dynamisme des pays émergents. C'est le cas de l'Oréal, Michelin, Schneider et Danone. L'exemple inverse, c'est PSA Peugeot Citroën, plombé par son euro-centrisme. Alors maintenant, si on regarde le classement, au sein du CAC 40, ce qui saute aux yeux, cette année encore, c'est la position de Total, qui survole tout le monde avec 12 milliards de bénéfices, en 2011. Le deuxième affiche 2 fois moins de profits, c'est BNP Paribas. Suivent Sanofi, Axa, GDF Suez. Les 5 premiers du CAC s'accaparent 44% des profits de l'ensemble. On notera que la "palme" de la plus belle envolée des bénéfices, l'année dernière, va à EDF, entreprise publique: un bond de 195%. 3 milliards, au total. Se distinguent, enfin, 2 entreprises, les 2 seules qui sont "dans le rouge". Résultats négatifs pour Véolia Environnement et le Crédit Agricole.

Ca va mieux. On commence avec ce soulagement pour la Grèce. L'opération d'échange de titres grecs a réussi. Le défaut de paiement est évité. Plus de 80% des créanciers privés du pays acceptent d'échanger leurs obligations grecques contre de nouvelles... valant 2 fois moins. Au total, plus de 100 milliards de dette grecque vont être, ainsi, effacés. L'opération va permettre, maintenant, le déblocage de nouveaux prêts européens pour Athènes. Mais aussi l'application des mesures d'austérité.A Washington, la patronne du FMI, Christine Lagarde salue ce succès. "Le risque d'une crise grave en zone euro est, pour le moment, écarté" dit-elle.Ca craint. L'appel de Louis Gallois, le patron d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Il s'inquiète des représailles contre la taxe carbone européenne sur les compagnies aériennes, qui doit être mise en place. L'Inde, les Etats-Unis, la Russie sont contre. La Chine, elle aussi fâchée, gèle la commande 45 Airbus.

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