Le sauvetage, dimanche soir, de Freddie et Fannie - les "jumeaux" du refinancement du crédit immobilier aux Etats-Unis, ce sauvetage a soulagé, tout le monde. Cette nationalisation temporaire éloigne la perspective d'un effondrement complet du système financier mondial mais, en revanche, elle n'empêchera pas d'autres têtes de tomber, victimes, elles aussi, de cette crise des subprimes. Tous les regards sont donc désormais tournés vers la plus petite des grandes banques d'investissement de Wall Street, la "Lehman Brothers". Elle a été fondée en 1850, dans le but de financer le développement de l'économie américaine. Aujourd'hui, en 2008 (158 ans plus tard), elle lutte pour sa survie avec, dans la tête de ses dirigeants, un lancinant "tic-tac... tic-tac": il ne leur reste que très peu de temps pour trouver une autre grande banque, un fond d'investissement, un fond souverain qui voudra bien injecter de l'argent frais dans l'entreprise qui a perdu déjà plus de 7 milliards de dollars dans cette crise des subprimes, et qui pourrait annoncer 4 à 5 milliards de pertes de plus, dans les prochains jours. Une course-contre-la-montre -contre la faillite- est, donc, engagée. Sur toute la planète financière : une institution japonaise a été sollicitée. Un fond de Singapour. Des Fonds du Golfe persique évidemment. Une banque sud-coréenne est également sur les rangs, mais l'autorité de surveillance des marchés, à Séoul, vient de lui déconseiller d'investir dans Lehman Brothers : il y aurait encore "trop de cadavres dans le placard". En fait, dans ce monde (comme ailleurs), en période de crise, on n'a plus d'amis (c'est bien connu). Comme pour la Bear Stears, en mars dernier, rachetée une "bouchée de pain" par une grande banque, la JP Morgan Chase, beaucoup attendent, maintenant, la faillite de Lehman Brothers. Ils n'auront alors plus qu'à se pencher pour ramasser les plus beaux morceaux. La folle journée des places boursières, hier. +3,42% à Paris. +4,4% à Bruxelles. +2,22% à Francfort. 2,58% pour le Dow Jones, à New York : les places boursières ont salué -à leur façon- le sauvetage de Freddie Mac et Fannie Mae, les 2 grandes sociétés de refinancement du crédit, aux Etats-Unis. A la bourse de Londres, en revanche hier, les opérateurs ont été très frustrés : le système informatique est tombé en panne, et les cotations ont été suspendues pendant 7 heures ! Quel est le bon prix pour le pétrole brut ? Alors que les cours du baril baissent depuis plusieurs semaines, réunion de l'OPEP, aujourd'hui à Vienne, en Autriche. L'organisation devrait maintenir ses quotas officiels, mais pourrait, dans les faits, réduire sa production pour soutenir les cours. Renault supprime 4 000 emplois. Le constructeur présente, ce mardi, aux représentants de son personnel, un Plan de "départs volontaires". A Sandouville, un millier de salariés devront partir. Pour relancer ses ventes, Renault compte sur la nouvelle version de sa Mégane, que le groupe présente également aujourd'hui.

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