Le "clash" s'est produit, juste avant le week-end. Vendredi. A ce stade, on n'a trouvé aucun témoin de la scène. Personne pour nous dire où et comment ça s'est passé, exactement. Mais quelqu'un qui connaît bien les 2 hommes pensent qu'avec ces 2 caractères forts, les murs ont dû trembler. L'engueulade est devenue, en tout cas, en quelques heures, une sacrée affaire. Comme le CAC 40 en a le secret. Avec pour épicentre, l'avenir de Vivendi, la maison-mère de SFR, d'Universal Music et de Canal+. Les 2 hommes qui se sont ainsi copieusement engueulés, sont Jean-René Fourtou, le président du Conseil de surveillance de Vivendi, et Vincent Bolloré, le premier actionnaire du groupe. Tout est parti, la semaine dernière, de la volonté de Jean-René Fourtou de mettre en place, à la tête de Vivendi, un nouveau patron opérationnel. En l'occurence, un Allemand: le PDG de Bertelsmann, Thomas Rabe. La méthode, le calendrier, et le choix n'ont pas plus, mais pas plus du tout, à Vincent Bolloré qui l'a fait savoir -c'est l'engueulade de vendredi-, et qui a décidé, finalement, d'attaquer, en se portant, lui-même, candidat au poste! La stratégie pour l'entreprise n'est pas en cause, dans cette histoire (l'objectif, aujourd'hui, est bien de faire de Vivendi un leader mondial dans les contenus et la médias: c'est ça l'ambition), mais la question posée est bien celle de sa gouvernance. Jean-René Fourtou, 74 ans, semble avoir bien du mal à envisager sa sortie. L'ex-patron de Rhône-Poulenc, arrivé en 2002 chez Vivendi (pour sauver le groupe de la faillite) est aujourd'hui celui qui tire toutes les ficelles, dans l'entreprise. Il vient de mener à bien, plusieurs grandes opérations (la vente de la branche jeux vidéo, celle de Maroc Telecom), mais maintenant, où il faut mettre en oeuvre la stratégie à long terme, il serait temps de passer la main! Il y a quelques mois, l'arrivée de Vincent Bolloré avait laisser penser que ce serait lui (Bolloré) le sucesseur. Une sorte de "pacte" aurait été passé entre les 2 hommes. Qu'il ait réellement existé ou pas, cet Accord a volé en éclat, vendredi. Et c'est une "guerre" entre les 2 hommes qui a commencé. "Avec l'avantage de l'âge pour Bolloré" note un observateur. Vincent Bolloré promit à devenir, comme il en rêve, incontournale dans le secteur des médias.

Toile. On va , peut-être, payer un peu moins cher sa place de cinéma, l'année prochaine. Selon le journal Les Echos, ce matin, le gouvernement aurait décidé de baisser la TVA appliquée sur les tickets d'entrée, au cinéma. Elle est actuellement à 7%. Elle devait passer à 10%, au 1er janvier, à l'occasion du "grand mouvement des taux" prévu depuis plusieurs mois. Mais si on en croit les Echos donc, les professionnels du secteur auraient réussi à convaincre le gouvernement d'appliquer, finalement, le taux réduit. Fixé, lui, à 5%. On passerait, donc, de 7 à 5%. Si les exploitants de salles répercutent bien cette baisse, la place de ciné devrait, au final, coûter un peu moins cher.PPE. Le pouvoir d'achat des ménages, décidément la grande préoccupation du gouvernement en cette rentrée. Michel Sapin, le ministre du Travail, a confirmé, hier, qu'une hausse de la PPE, la Prime Pour l'Emploi, était bien une piste explorée par Bercy. La PPE, c'est un crédit d'impôt pour 6 millions de foyers.

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