Pour les fans de technologie, c'était l'événement de la semaine: l'arrivée de l'iphone chez SFR. L'iphone, c'est le fameux téléphone portable d'Apple, qui permet de téléphoner mais aussi (et presque surtout) de surfer sur internet, de recevoir ses mails et de faire tout plein d'autres choses encore. Depuis son lancement fin 2007, ce téléphone était distribué exclusivement chez Orange, mais en fin d'année dernière, le Conseil de concurrence a cassé ce monopole de distribution (décision confirmée, en appel ensuite). Et donc depuis mercredi, SFR peut (enfin!) commercialiser l'iphone. Bouygues Telecom s'y mettra, à son tour, dans quelques jours. C'est une victoire pour les consommateurs, qui n'ont donc plus à changer d'opérateurs si, décidément, ils ne peuvent pas vivre sans le fameux téléphone mais l'expérience montre, déjà, sa première limite, et non des moindres. La concurrence, ainsi "retrouvée" ne fait pas baisser les prix! L'appareil vendu chez Orange coûte (selon la version) 99 ou 199 euros. Eh bien, c'est exactement le même prix chez SFR. Qui jure, pourtant, qu'il n'y a aucune espèce de connivence (ou pire, "d'entente") entre eux: "ces prix sont les bons prix", tout simplement, explique-t-on chez les opérateurs. En fait, ils sont très contraints par Apple qui ne leur laisse quasiment aucune marge de manoeuvre: en terme de marketting, de publicité et donc de tarifs. L'argument ne tient pas, en revanche, sur les abonnements, et pourtant, là encore, les tarifs sont quasiment les mêmes chez l'un ou chez l'autre. Bouygues fera un peu plus d'efforts que les 2 "grands" mais à quelques euros près. Pire: partout, l'abonnement iphone est plus cher que n'importe quel autre abonnement 3G, équivalent. Parce qu'en fait, l'explication, elle est là: l'iphone (pour le moment) n'a pas de véritable concurrent. En tout cas, c'est comme ça qu'il est perçu. Comme un objet du désir. La concurrence, dans cette affaire, n'est donc pas entre opérateurs, mais entre constructeurs. Apple, grâce à sa technologie a pris une longueur d'avance. Elle va forcément se réduire, mais pour le moment, elle lui permet de faire payer plus cher son produit, et d'imposer sa Loi. Et ça, le Conseil de concurrence n'y peut rien. Nouvelle chute de l'interim. La baisse du nombre de salariés intérimaires se poursuit, et s'amplifie même. -38% en mars, selon des chiffres publiés hier. Fin 2008, les reculs se limitaient à -20%. -30% en janvier-février. C'est dans l'automobile et le BTP que la chute est la plus marquée. Dans l'interim, depuis l'an dernier, environ 200 mile emplois-équivalents temps plein- ont été ainsi perdus. Oublier 2009! Le président de la Banque Centrale Européenne estime que la reprise mondiale ne devrait pas se produire avant l'année prochaine. "2009 sera une très mauvaise année" répète Jean-Claude Trichet. Wall Street euphorique, hier. Plus de 3% de hausse. C'est le secteur bancaire et financier qui a boosté les échanges. La banque américaine Wells Fargo a annoncé des bénéfices record, pour le premier trimestre, 3 milliards de dollars. 1 milliard par mois, donc. Ce n'est pas la crise pour tout le monde!

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