"Ca va mieux, et franchement la situation n'est pas aussi déséspérée que certains veulent bien le dire": c'est, grosso modo, la tonalité de l'interview qui a de quoi surprendre, ce matin, dans les Echos. Celle de Frédéric Van Roekeghem. Il est le Directeur de l'Assurance-maladie, tout sourire sur la photo choisie et censée illustrer la teneur de l'entretien: il n'a que des bonnes nouvelles à annoncer! D'abord, le déficit 2011 de l'Assurance-maladie est en net recul: 8,6 milliards. C'est 3 milliards de moins qu'en 2010. Et ce résultat est aussi très nettement inférieur aux prévisions parce que les dépenses de santé ont été moins importantes que prévu, et les recettes, meilleures. Frédéric Van Roekeghem avance aussi comme explication la gestion très serrée de "sa" maison: les frais de gestion sont en nette diminution. Les effectifs ont été réduits (13 mille emplois disparus, à l'Assurance-maladie, en une dizaine d'années) et le recours à internet devient systématique: les feuilles de soin sont, désormais largement "télétransmises", et les assurés sont priés de passer par le site "ameli.fr". Mais le patron de l'Assurance-maladie dit, ce matin, quelque chose de plus fort encore, qui "interpelle", comme on dit: pour lui, "l'équilibre de l'Assurance-maladie est à notre portée". Certains décrivent une situation dramatique, préconisent une réforme radicale (on les évoquait, dans cette chronique, pas plus tard que la semaine dernière, lors de notre virée, Patrick, à l'Hôpital de Gonnesse), Frédéric Van Roekeghem lui se veut rassurant: certes, l'Assurance-maladie est légèrement "sous-financée", dit-il, mais la maîtrise des dépenses -"sévère" (là, c'est moi qui l'ajoute- fonctionne. Elle permet, explique-t-il, de réduire les déficits, et, donc, n'oblige à auncun efforts importants suplémentaires, comme le déremboursement de nouveaux médicaments, ou des soins dentaires ou d'optiques. Le patron de l'Assurance-maladie en veut pour preuve, ce constat: le déficit, en 2012, va être moitié moins important que celui de 2004, et pourtant la crise d'aujourd'hui est bien plus forte.

1 milliard. Facebook rachète pour 1 milliard de dollars une entreprise créée il y a à peine. 2 ans! Il s'agit d'Instagram, qui distribue un logiciel de partage de photos, sur internet. Elle a été fondée il y a 551 jours exactement. N'emploie que 14 personnes, mais c'est un vrai succès: plus de 30 millions d'utilisateurs, 5 millions de photos, mises en ligne chaque jour et 81 commentaires publiés à la seconde. Instagram ne dégage aucun bénéfice, mais Facebook vient, donc, de la racheter pour 1 milliard de dollars dans le but de gonfler plus encore son trafic sur l'internet mobile.1441 postes. L'avenir du Sernam. Décision, peut-être, dès aujourd'hui, du Tribunal de Commerce de Nanterre. Il doit étudier la seule offre de reprise en lice: celle de Géodis, la filiale de la SNCF.

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