C'était hier soir, à Boulogne-Billancourt. Au 8ème étage du siège social de Renault. Carlos Ghosn, le patron, recevait quelques journalistes à dîner. "Nous évoquerons les moments clés de 2010 et les perspectives pour l'année prochaine", précise l'invitation. Mais à l'apéritif, c'est la "nuit au bureau" des salariés du Technocentre, à Guyancourt, qui est beaucoup commentée. Bloqués par la neige, ils sont presque 3 mille salariées de Renault a avoir dû dormir sur place. Après, semble-t-il, une soirée très animée (la messagerie interne de l'entreprise en témoigne). Avec, notamment un concert improvisé, donné par les professeurs de musique, employés par le Comité d'entreprise. Cette soirée de chaos permet, en tout cas, d'engager la discussion, avec Carlos Gohsn, sur le sujet, qui finalement, occupera, presque tout le dîner: la voiture électrique. Son grand projet. Excellente question d'un confrère (c'est toujours un peu agaçant les excellentes questions des confrères!): "si les automobilistes bloqués dans la neige et le froid, sur la nationale 118, ceux-là même qui ont dû faire tourner leurs moteurs pendant des heures, en pousant le chauffage et en écoutant la radio, si ces automobilistes avaient été au volant d'une voiture électrique, dans quel état auraient-ils fini la nuit?" Carlos Ghosn sourit. Fini sa bouchée de langoustine. "Je vais vous répondre, évidemment, mais ne vous trompez pas, la voiture électrique, c'est parti. Il va y en avoir dans tous les sens". "Tous les constructeurs s'y mettent. Même Honda, dont le patron expliquait, il n'y a pas si longtemps que l'électrique, c'était juste bon pour les voiturettes de golf". Carlos Ghosn se transforme en commercial et multiplie les arguments. "Le pétrole va devenir très cher. La technologie électrique, elle, sera bon marché, dès qu'on atteindra une échelle de production importante. Tous les gouvernements, alors qu'ils cherchent à faire des économies partout, maintiennent leurs subventions: "et ce n'est pas nous qui leur demandons, c'est eux qui viennent nous voir!", affirme Ghosn. En Califiornie, où la Nissan Lif (électrique) va débarquer sous peu, le consommateur peut bénéficier jusqu'à 12 mille dollars d'aide publique à l'achat!". Le plaidoyer de Carlos Ghosn dure de longues minutes. Avant, quand même, de revenir à la question de l'autonomie de ces voitures électriques. "Mais on va pouvoir recharger leurs batteries, très rapidemment" explique le patron de Renault, habitué à la question. La réponse, elle, est rodée: il rappelle le précédent du téléphone portable. "Au départ, il était lourd et il fallait le recharger tout le temps. Ca n'a pas empêché son développement". "Il y aura, donc, forcément des progrés!". D'accord. Mais ça ne répond pas, au final, à la question sur les naufragés de la route. Les décrêts d'application de la réforme des retraites sont déja prêts! C'est une information des Echos, confirmée par le Ministère du Travail. Le gouvernement est allé très vite pour les rédiger, histoire de montrer (si on n'avait toujours pas compris) sa détermination. Dès la semaine prochaine, les premiers décrêts seront tramsmis à la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse. "Il n'y a pas de surprise, pas de loup" jure-t-on dans l'entourage de Xavier Bertrand. Ces décrêts confirment la montée progressive de l'âge légal de départ à la retraite: 4 mois de cotisations de pluss par an. Ca commence, dès le 1er juillet prochain. Et à ce rythme, les salariés, nés en 1956, seront bien les premiers à devoir attendre 62 ans, pour partir à la retraite. L'immobilier, toujours plus cher. Selon les Notaires, on file tout droit vers les 8.000 euros le mètre carré, à Paris. On devrait les atteindre dès le début de l'année prochaine.

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