Thomas Enders, le patron d'EADS, bientôt rebaptisé "groupe Airbus" est Allemand, ancien "para" de la Bundeswehr. Il n'a pas la réputation d'être un tendre. Ni l'habitude de tergiverser. Hier, il a annoncé 5800 suppressions de postes, dans ses activités "Défense et Espace", en Europe. 1700, en France. Et ce matin, dans Libération, et alors que Michel Sapin, ministre du travail a promis l'inverse, Thomas Enders refuse de confirmer qu'il n'y aura pas de licenciements secs. "Je ne peux pas affirmer, dit-il, ajoutant, quand même, "nous ferons tout pour l'éviter". Notamment grâce à la mobilité interne: la branche aéronautique civile croule sous les commandes: 1500 reclassements seront, donc, proposés. Face à ceux qui dénoncent un "plan taillé pour la bourse", Thomas Enders se justifie: "certes, explique-t-il, EADS est rentable, mais un dirigeant doit être pro-actif". La demande baisse, les commandes militaires des Etats européens diminuent ("la guerre froide est finie, ils préfèrent mettre l'accent sur les dépenses sociales" souligne Thomas Enders, dans Libération ce matin), EADS, logiquement s'adapte. "On ne peut pas éteindre la lumière et attendre que ça passe" dit encore ce patron, qui rappelle que le plan "Power 8", qui a été tant critiqué, il y a 7 ans a permis de redonner de la compétititvité à Airbus, la branche civile qui cartonne aujourd'hui. Thomas Enders donne finalement la clé: il parle de son entreprise, comme d'une entreprise "normale", "Enfin normale!" se retient-il même sans doute de dire, lui qui vient, au pas de charge, de la transformer en profondeur. Certes, il raté la fusion avec le Britannique BEA, mais il a réussi ce que ses prédécesseurs ont rêver de faire: limiter l'influence des Etats dans EADS, à la faveur du départ des actionnaires historiques, Lagardère et Daimler. Un tour de force qui lui permet aujourd'hui d'affirmer, sans risquer un scandale qu'il n'a parlé de son plan de restructuration, "ni avec Angela Merkel, ni avec François Hollande". "Nous ne sommes plus dépendants du pouvoir politique" explique-t-il, "les gouvernement français et allemands ont été juste prévenus".

Fin. L'Etat américain vient de vendre ses dernières actions General Motors. "C'est la fin d'un important chapitre de l'Histoire des Etats-Unis" a dit, hier, Jack Straw le secrétaire au Trésor. Ce chapitre, c'est celui de l'immense plan de sauvetage du constucteur automobile: 50 milliards de dollars d'argent public, injectés au total. L'Etat fédéral a déténu jusqu'à 60% du capital de GM. Au final, l'opération se solde par une perte de 10 milliards, mais pour l'administration la faillite de General Motors aurait coûté bien plus cher.Carence. La journée de carence a fait reculer l'absentéisme des fonctionnaires à l'hôpital et dans les collectivité locales. On n'a pas de chiffres pour la fonction publique d'Etat. Les arrêts maladie d'une journée ont chuté de 40%, selon les calculs d'un courtier en assurances. Le ministère de la fonction publique, qui a décidé de supprimer ce jour de carence à partir du 1er janvier prochain, consteste ces chiffres, et redit que ce dispositif, instauré par Nicolas Sarkozy, était "injuste, inutile... et inefficace".

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