François Fillon va prendre l'avion demain. Et il va quitter la France pour tout le week-end. Il s'agit d'un voyage officiel. En Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis. C'est, donc, la France qui prend à sa charge tous les frais... et elle y a plutôt intérêt: c'est un séjour qui, comme souvent mais particulièrement celui-là, à une forte teneur économique. Plusieurs gros contrats commerciaux sont en jeu. En Arabie, il y a ce qu'on appelle le "TGV de la Mecque": 10 milliards de dollars que lorgnent, ensemble, la SNCF et Alstom. Aux Emirats, il y a beaucoup plus encore. Et c'est "La Tribune", ce matin, qui nous raconte les coulisses d'une vaste négociation, entamée il y a plusieurs mois. Elle mèle Air France, Airbus, 2 compagnies aériennes des émirats, mais aussi Areva et Dassault. Le journal raconte, par le menu, grâce à des "sources ministérielles" dit-il, comment tous ont participé à vaste jeu de donnant-donnant, qui pourrait aboutir prochainement. Tout s'est, semble-t-il, noué, il y a quelques jours, à l'hôtel Ratana d'Abu Dhabi, où la France et les Emirats ont négocié des Droits de trafic aérien. 7 mois plutôt, les 2 délégations s'étaient quittées fâchés. Là, elles ont trouvé un Accord: Emirates et Etihad Airways, 2 compagnies du Golfe, ont obtenu, chacune, de nouveaux créneaux vers la France: vers la province mais aussi vers Paris. Air France, qui s'est battu contre cette arrivée de nouveaux concurrents ("ce sont des emplois français qu'on met en danger" a plaidé la compagnie française auprès des ministres) ne semble, au final pas trop inquiète. Le gouvernement français, lui, aurait obtenu bien plus. Contre les règles internationales, qui veulent qu'on ne négocie rien d'autres, que des créneaux aériens, la France aurait arraché, dans cette négociation (selon la Tribune), 3 engagements. D'abord, la confirmation des commandes d'avions passées à Airbus: les contrats seraient définitivement "vérouillés". Ensuite, la France aurait obtenu des garanties pour 2 autres grands dossiers. Un contrat d'approvisionnement d'uranium pour Areva. Et une commande pour une soixantaine de Rafale. Ce serait une "première" à l'étranger pour Dassault Aviation. Ce "big deal" raconté ainsi, est presque "trop beau" pour être vrai. Les bourses de New York, Paris et Francfort veulent se marier. Les grandes manoeuvres reprennent dans ce secteur, avec une journée un "peu folle", hier. D'abord, l'annonce, hier matin, de la fusion entre la Bourse de Londres et celle Toronto. Leur objectif: devenir le leader mondial incontesté pour les matières premières. Et puis donc, dans l'après midi, c'est Nyse Euronext (qui réunit les bourses de Paris, New York, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) qui annonçait son intention de s'allier à la Bourse de Francfort, pour devenir la première place boursière mondiale. Même dans ce secteur, la course au gigantisme existe. Pour ces opérateurs historiques, il s'agit, en fait, de lutter contre la concurrence de nouvelles plateformes boursières électroniques, qui leur "piquent", aujourd'hui, beaucoup de parts de marché. 3,42. Les résultats de Renault, publiés ce matin. Presque 3 milliards et de mi d'euros de bénéfices, en 2010.

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