Le rapport, à en-tête de l'Assemblée nationale, date du 10 juillet... 2013. Il est signé par le Rapporteur général de la Commission des Finances, de l'époque, Christian Eckert. Il est aujourd'hui, secrétaire d'Etat au Budget, et se dit, assez logiquement, "peu surpris" par les révélations du Monde, "SwissLeaks" et le "scandale HSBC". "Il y avait beaucoup de choses, déjà, dans mon rapport" affirme-t-il. Beaucoup de choses, oui mais aucun nom, le Rapporteur d'alors, comme le ministre d'aujourd'hui, d'ailleurs, étant tenu au secret fiscal. Mais c'est vrai que dans son rapport d'il y a 1 an et demi, on trouve déjà beaucoup de choses: sur les fichiers volés à HSBC par l'ancien informaticien Hervé Falciani (leur cheminement, leur exploitation), et sur les leçons à tirer de ce qui est déjà qualifié, comme un "volume inégalé" d'informations sur la fraude fiscale, "tant par leur fiabilité que leur fraîcheur", écrit le Rapporteur. Son rapport sert, notamment, à tordre le coup, à l'époque, aux informations qui circulent et qui affirment que des "noms", sans doute, gênants, ont été effacés. Christian Eckert, après analyse et visite à Bercy, rejette, catégoriquement, ces accusations. Il y a bien, et seulement 3 mille noms français sur cette liste. Et 107 mille, toutes nationalités confondues. Les déclarations, ce matin, dans le Parisien, d'Hervé Falciani affirmant que l'administration fiscale en détient beaucoup plus n'en sont que plus... troublantes. Dans le rapport Eckert (de 2013), on découvre, en tout cas, l'ampleur du travail qui a été effectué sur ces fichiers (65 giga-octets de données, pas au même format, cryptées), une opération de décryptage et d'exploitation secrète, baptisée à Bercy -parce qu'on sait rigoler- "opération chocolat" (rapport à la Suisse, évidemment). Une certitude pointe: la banque HSBC a recherché l'opacité maximale, pour protéger ses clients, mais aussi pour se protéger elle-même. Le rapport montre comment les salariés d'HSBC servaient de prête-noms, pour cacher la véritable identité des détenteurs de comptes. Et comment, une fois l'existence de la liste révélée, la banque a conseillé à ses clients de se taire. Elle avançait un argument: la fragilité juridique de l'exploitation d'un fichier volé. Hypothèque finalement levée, mais qui a, un temps, retardé, semble-t-il, le travail de Bercy.

Projections. On commence avec le monde, tel qu'il sera... en 2050! C'est le cabinet d'audit et de conseil PwC qui publie, ce matin, cette étude: une projection de l'évolution de monde... pour les 35 prochaines années: rien que ça! PwC prédit le déplacement du centre de gravité de l'économie mondiale, des pays aujourd'hui "matures" (l'Europe de l'Ouest, le Japon, l'Amérique du Nord), vers les pays émergents: c'est presque totologique. Selon cette étude, la Chine deviendra, sans conteste, la première économie mondiale vers 2030, l'Inde "piquera" la 2ème place aux Etats-Unis, d'ici à 2050. La montée en puissance du Mexique et du Nigéria chassera du Top 10, le Royaume-Uni et la France, reléguée à la 13ème place, en 2050. Derrière l'Arabie Saoudite!

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