"Gado", c'est le surnom de Gadonneix. Pierre Gadonneix, le patron d'EDF qui fait depuis 2 jours quasiment l'unanimité contre lui avec sa demande d'augmentation des tarifs de l'électricité. Quand on voit les réactions, à Gauche, à Droite, dans la majorité, au gouvernement et jusqu'à l'Elysée (où on a fait connaître un certain "agacement") ; quand on voit l'ampleur de la réprobation, on se pose, à nouveau, cette question : mais pourquoi Pierre Gadonneix (indépendement de savoir si c'est légitime ou pas), pourquoi a-t-il dit une chose pareille ! L'homme est connu pour sa prudence. Il sait aussi que (comme pour la SNCF), tout ce qui se passe dans son entreprise est extrêmement sensible, immédiatement commenté, sujet à polémique. Quand vous appelez des gens qui connaissent bien le dossier (pour essayer de comprendre), vous obtenez une réponse différente, à chaque fois. Pour certains, il s'est laissé "griser" par la réussite de son grand emprunt. Pour d'autres, "il n'a plus d'autre choix" : sa stratégie de conquête à l'internationale est en train d'échouer, il est aux abois. A la recherche d'argent frais. Il y a cette variante (d'origine syndicale): il prépare les esprits à la vente d'une partie de l'entreprise (RTE, par exemple)! Personne, dans cette recherche d'explication, n'oublie en tout cas, que le mandat de Pierre Gadonneix expire, fin novembre. Il jouerait, donc, le "tout pour le tout", sachant que l'Elysée (avant de devoir abondonner l'idée) lui avait trouver un successeur, il y a quelques mois, en la personne de Stéphane Richard. Finalement "parachuté" à France Telécom. Reste une dernière hypothèse : Pierre Gadonneix dit tout haut ce que Bercy pense tout bas - une forte hausse des prix de l'électricité, en France, est inéluctable ! Alors, pas forcément pour financer les investissements, mais pour permettre un démarrage réel de la concurrence dans le secteur. Comme le demande Bruxelles. Un tel discours étant politiquement intenable; c'est Pierre Gadonneix qui serait chargé de jouer ce mauvais rôle. On notera que Christine Lagarde n'a pas fermé la porte, hier, à une augmentation des tarifs. Face à toutes ces hypothèses, impossible de trancher, évidemment. Il y a sans doute "du vrai" dans chacune d'elles. Un administrateur d'EDF résume le problème, en tout cas : "dans cette entreprise, il y a trop d'interférences, pour comprendre exactement ce qui s'y joue"! Salaire des patrons : certains abusent toujours ! Après les députés en début de semaine, cette fois-ci c'est l'AMF, l'Autorité des Marchés Financiers, qui le dit. Elle est chargée de contrôler l'application du Code de bonne conduite, mis en place par le Medef, au plus fort de la polémique, à l'automne dernier. Selon l'AMF, le résultat est mitigé. Elle relève des "efforts "significatifs", notamment en matière de parachute doré. Mais concernant (par exemple) la suppression du cumul "contrat de travail / mandat social", la mise en place de comités de rémunération, il reste beaucoup à faire. L'AMF menace, maintenant, de publier les noms des patrons "récalcitrants". Bercy temporise et leur donne encore 6 mois, dernier "sursis" avant la Loi, menace (une nouvelle fois) Christine Lagarde. Négociations salariales dans la restauration. C'est l'une des contreparties de la baisse de la TVA. Les patrons du secteur proposent une hausse générale de 5,6% et le passage du premier échelon juste au dessus du SMIC. La CGT, Force ouvrière et la CFTC ne signeront pas. ils jugent "largement insuffisante" cette proposition. Vers un 4ème plan social (en 2 ans et demi) chez Alcatel-Lucent ! Un millier d'emplois sont menacés cette fois-ci, semble-t-il. La confirmation est attendue pour aujourd'hui. Tous les sites français seraient touchés.

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