Le déficit de la Sécurité Sociale (pour parler bien), c'est un sujet qui revient, à un rythme régulier dans l'actualité. On a appris à vivre avec lui : tous les 2 ou 3 mois (en fonction des nouvelles prévisions publiées), on évoque, à nouveau, le "trou de la Sécu" pour, évidemment, expliquer qu'il se creuse. Nous en sommes là, ce matin, puisqu'on apprend que le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait se situer, cette année, entre 20 et 21 milliards d'euros. Soit, précisément, le double de ce qui était prévu et voté par le Parlement français, à l'automne dernier. C'est évidemment la crise qui explique ce nouveau "dérapage" des comptes sociaux. Avec cette crise -et, surtout, le chômage qui va avec-, la masse salariale de la France se constracte et comme c'est sur elle que sont basées les taxes et cotisations, la conséquence est directe : les recettes diminuent. Et pas qu'un peu... Sans doute 7, peut-être 8 milliards d'euros de manque à gagner, cette année. Comme on aime se faire peur, en cumulant les déficits des années passées, ça donnera une dette -fin 2009- dépassant les 100 milliards. Soit 1700 euros par Français ! Plus que la dette de l'Etat (qu'il dit, qu'il croît maîtriser), le gouvernement s'inquiète aujourd'hui d'abord de cette "dette sociale". Comment rembourser ? Jusqu'à présent, il y avait une solution, on plaçait ces sommes dans une Caisse -la Cades- qu'on finançait avec la CRDS, cette petite ligne qui s'ajoute à plein d'autres sur notre fiche de paie, et qui vient en déduction, évidemment, de la (grosse) somme inscrite plus haut. Mais la loi interdit, désormais, le recours éternel à cette caisse. Il va donc falloir trouver autre chose : ce sera, peut-être "innovant", "inédit", mais ce sera forcément un impôt ou une taxe, au final. Pour l'heure, le gouvernement français milite au niveau européen pour qu'on distingue bien les déficits stucturels ("habituels", si on peut dire) des déficits "de crise" (exceptionnels, ceux-là). Un rapport -qu'on doit remettre officiellemment aujourd'hui au gouvernement (le rapport Chartier)- préconise même qu'on finance cette "dette de crise" au niveau européen, dans un vaste "pot commun". De la sorte, on n'efface pas les milliards perdus évidemment, on tente juste de les rembourser à moindre frais ! Le pétrole pousuit sa hausse. 70 dollars le baril, hier soir en clôture. Ce n'était pas arrivé depuis novembe dernier. Et à cette époque, les cours étaient orientés à la baisse. C'est l'inverse aujourd'hui : ils grimpent et vont continuer à grimper parce que, notamment, le marché anticipe une reprise de l'activité économique en Asie. Résultat : à la pompe (et à quelques semaines des grandes vacances), les prix des carburants grimpent à nouveau, eux aussi. + 5 centimes, en quelques jours (par exemple) pour le litre de Super sans plomb 95. Il est vendu, en moyenne aujourd'hui 1 euros 25. Chrysler : ça repart. Aux Etats-Unis, la Cour suprême autorise, finalement, la vente de Chrysler, en faillite. C'est Fiat, comme prévu, qui prend les commandes du constucteur américain. Continental, ça patine. Pour l'usine de Clairoix, l'équipementier de Dubaï MAG dit avoir déposé une offre de reprise, hier. Elle doit sauver entre 400 et 500 emplois. La direction de Continental affirme, de son côté, n'avoir reçu qu'une simple lettre, et non pas une proposition de rachat. Autrement dit, il manque l'essentiel. MAG n'avance aucun montant pour la transaction !

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