Toujours se méfier de l'informatique... Ce serait une erreur "d'aiguillage" -une "mauvaise gestion documentaire" dit encore PSA- sur les serveurs de son réseau informatique, qui aurait permis à la CGT de mettre la main sur le document... cette "note interne", censée restée secrète, et qui, depuis hier, secoue le constructeur automobile français, inquiète ses salariés (plus de 6 mille sont directement visés) et mobilise le gouvernement, en tout cas, le ministre de l'industrie qui a convoqué, hier soir à Bercy, Philippe Varin, son pédégé. Le patron de Peugeot Citroën dément. Affirme que des fermetures d'usines ne sont pas "d'actualité" chez PSA (on pourrait lui rétorquer que l'actualité change tous les jours: on est bien placé pour le savoir). Philippe Varin minimise, en tout cas et précise qu'il ne s'agit, en aucun cas, d'un "relevé de décisions". On verra bien mais, à ce stade, ce qui est intéressant c'est de découvrir, avec la publication de cette "note interne", comment un groupe comme PSA prépare de telles décisions. Cette note a le mérite de la franchise. C'est de "l'anti-com", un concentré de tout ce qu'il ne faut pas dire... au moment où il ne faut pas le dire: elle est, en effet, rédigée en 2010, alors que Peugeot Citroën est tenu par une promesse: celle de ne fermer aucune usine, en échange de l'aide de l'Etat (3 milliards d'euros). Tous les grands groupes qui ont décidé de fermer une usine, en France, le savent: c'est toujours une opération à risque. Demandez à Total et sa raffinerie de Dunkerque... La "note" de PSA propose, donc, d'attendre l'automne 2012 pour enchencher le processus, concernant l'usine d'Aulnay, en Seine-St-Denis. Après la Présidentielle, donc. Pour le site de Sevel Nord, la note propose, également, de ruser en décrivant les "options" possibles. L'une d'elle explique que le retrait annoncé de Fiat (en 2017) -partenaire jusqu'ici de l'usine- est ainsi une "opportunité pour partager les impacts en terme de coûts, mais aussi d'image". La fermeture du site serait alors mise sur le dos du constructeur italien. Le scénario du maintien de la production, lui, est clairemement conditionné à l'obtention de subventions publiques. Le document parle, pudiquement, d'un "partage avec les autorités de la difficulté à maintenir l'usine". "L'homme qui a arnaqué l'Italie". C'est le très sérieux "The Economist" qui parle, ainsi, à sa "une" cette semaine... de Silvio Berlusconi. Un dossier de 14 pages suit. Dossier à charge contre le président du Conseil italien. L'hebdomadaire britannique estime que Silvio Berlusconi a été un "désastre" pour l'Italie. Et ce pour 3 raisons. D'abord, le scandale de ses "soirées sexuelles", écrit le journal: "elles ont terni l'image du pays". Comme -2ème raison- ses nombreux procès pour faude ou corruption. Enfin et surtout, pour "The economist", il y a le "mépris de Silvio Berlusconi absolu pour la situation économique de son pays", situation qu'il n'a pas su redresser. Le succès, en France, de Crédit Impôt recherche. Il allège les impôts des sociétés qui investissent dans la Recherche-Devéloppement, la R&D. Son bilan est publié par les Echos, ce matin: près de 16 mille entreprises y ont recours: un bond de 60% en 2 ans. Mais un coût très élevé pour les finances publiques (4,7 milliards d'euros), et un effet limité: les dépendes en R&D n'ont progressé que de 1,1%, l'année dernière.

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