A Nantes, à Marseille, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça se passe mal. Manifestations, blocages, opérations escargots, et même intimidations musclées pour décourager tous ceux qui pourraient être tentés, clients comme chauffeurs. C'est ainsi que les taxis accueillent l'annonce de l'arrivée d'UberPOP, dans leur ville. Pour ceux qui n'ont jamais pratiqué, UberPOP, c'est ce service, cette application (sur mobile) qui met en relation 2 particuliers. L'un veut aller quelque part, l'autre propose de l'y emmener. Ca c'est la définition la plus neutre possible qu'on peut donner. Preno,ns, maintenant, celles des uns et des autres. Pour Uber, son service UberPOP, c'est du "co-voiturage urbain", une nouvelle forme d'économie du partage. Uber se définit comme une entreprise technologique, qui se paie en prèlevant un pourcentage sur les courses effectuées. Sa stratégie est limpide: s'imposer, coûte que coûte. Forcer la porte, jouer la modernité contre la vieille économie. La définition des taxis est beaucoup plus simple. UberPOP c'est de la concurrence déloyale. Le droit est, d'ailleurs, plutôt, de leur côté, même si toutes les procèdures sont loin d'être épuisées et si elles n'ont pas toute, été défavorables à Uber. La question de fond, c'est, donc, bien cette notion de "co-voiturage urbain". BlaBlaCar, c'est accepté. parce que le conducteur fait aussi le voyage pour lui (d'une ville à l'autre) et qu'il ne fait payer qu'un amortissement du coût d'utilisation de son véhicule. Dans le cas d'UberPOP, le chauffeur effectue le trajet à votre demande, et vous "facture" (même si c'est moins cher qu'un taxi) bien au-dessus du coût marginal de sa course. Bref, c'est bien un taxi mais, n'importe quel utilisateur d'UberPOP vous le dirait, et c'est la dernière définition qu'on pourrait donner, UberPOP "c'est un taxi... sympa". Voici une statistique toute personnelle: un taxi (un vrai), une fois sur 2, il est agréable, aimable et serviable (et prend la carte bancaire). Un "Uber POP", c'est vrai à tous les coups.

Alerte enlèvement. Le compteur de Bercy a disparu! Ce compteur permettait de connaître, presque en temps réel, le nombre de contribuables ayant effectué leurs déclarations de revenus, sur internet. Impossible de le retrouver, ce matin, sur impôt.gouv.fr. Sans doute parce que depuis minuit, il est trop tard pour faire sa déclaration! Ce compteur, un peu comme celui du Téléthon, c'était une manière d'inciter les Français à abandonner la version "papier". Pour faire des économies. Selon le Figaro, ce matin, qui cite un rapport qui vient d'être envoyé au Parlement, l'administration fiscale paie 202 millions d'euros de timbres, chaque année. C'est son 2ème poste budégétaire, après ses loyers. Dématérialiser les déclarations d'impôts, mais aussi, les avis d'imposition, permettrait d'en économiser la moitié.

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