Martin Hirsch s'en souvient très bien. Hier soir, au téléphone, il raconte la scène comme si on y était. On est juste après son direct dans le 20h de France 2, où l'ancien Haut-Commissaire de Nicolas Sarkozy vient de défendre "son" RSA, attaqué par Laurent Wauquiez: "obliger ses allocataires à travailler gratuitement, c'est une idée qui ne tient pas debout" vient de dire Martin Hirsch, qui a terminé son intervention par un tacle: "même en campagne électorale, et quand on est superdiplômé comme Laurent Wauquiez, tous les coups ne sont pas permis face à la vulnérabilité des gens". Au téléphone donc, quelques minutes plus tard, Martin Hirsch poursuit. Sur le même mode. Et raconte comment Laurent Wauquiez, un beau jour de 2008, s'est définitivement fâché avec lui. Le "jeune loup UMP" vient d'être nommé Secrétaire d'Etat à l'Emploi. A Bercy, il est sous la tutelle de Christine Lagarde. Alors que jusque là leurs relations étaient plutôt bonnes (Laurent Wauquiez a participé à la Commission, qui en 2004, a imaginé le RSA), le tout frais secrétaire d'Etat explose de colère quand Martin Hirsch lui explique, au cours d'une réunion, que les futurs allocataires du RSA devront obligatoirement s'inscrire à Pôle Emploi. Laurent Wauquiez ne veut pas en entendre parler puisque ça signifie une hausse mécanique du nombre des chômeurs inscrits. Et pour lui, un "mauvais bilan" à présenter au Président. Il n'aura de cesse ensuite (c'est toujours Martin Hirsch qui raconte) de dire du mal du RSA, et de tenter d'obtenir un arbitrage favorable de l'Elysée ou de Matignon. Arbitrage qu'il perdra, finalement. Pour Hirsch, c'est de ce jour-là que date l'hostilité de Wauquiez. Cela dit, et plus fondamentalement, Martin Hirsch ne comprend pas pourquoi, aujourd'hui, une partie de la Droite, emmenée par son "jeune premier" qui, dernier des paradoxes se dit "social", s'en prend ainsi au RSA. De son point de vue, c'est le "meilleur du bilan Sarkozy" (évidemment). Martin Hirsch, sûr des effets positifs de son dispositif, ne comprend pas pourquoi la majorité ne vante pas cette réussite. Et donne l'occasion à la Gauche de se réapproprier, à moindre frais, le RSA. "C'est politiquement incompréhensible. C'est une sorte d'automutilation". Au Japon, Tepco s'en remet à l'Etat. L'opérateur de la centrale de Fukushima vient officiellement de demander l'aide du gouvernement japonais. Il n'arrive plus à faire face aux charges financières générées par la catastrophe. Le patron de Tepco affirme que ses difficultés mettent en péril ses capacités pour dédommager les victimes, mais aussi pour assurer l'approvionnement en électricité de la région de Tokyo. Microsoft va racheter Skype. On attend l'annonce officielle aujourd'hui. Une opération à plus de 8 milliards de dollars. "Moins lontemps, moins loin, moins cher": c'est ainsi que les Français décrivent leurs prochaines vacances d'été. C'est en tout cas le résultat d'un sondage, publié ce matin.

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