L'éco du jour par Bruce de Galzain. ____ Les prévisions pour cette année sont très mauvaises sur le marché de l'emploi. L'Unédic et même le gouvernement prévoient 300.000 nouveaux chômeurs et peut-être davantage encore. Nous ne sommes pas les plus mal lotis. En Espagne, c'est en millions que se compte le nombre de nouveaux chômeurs ; aux Etats-Unis, 4 millions et demi d'emplois ont été perdus en un an et le taux de chômage atteint 8,1% - c'est plus qu'en France ! Si nous ne sommes pas les plus mal lotis, c'est aussi parceque chez nous, l'Etat embauche. 75.000 recrutements sont prévus cette année dans la Fonction publique selon les prévisions du Salon Emploi Public qui se déroulera du 19 au 21 mars prochain à Paris. Et puis les entreprises publiques embauchent également : La Poste (4 à 5000 personnes), la SNCF (4000), la RATP (3500) ou encore Areva (15.000 dont 4000 en France). L'Etat embauche donc ALORS qu'il ne remplace plus qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (ce sont ainsi 30.000 postes qui ne seront pas remplacés cette année). Aux Français qui demandent plus d'Etat en cette période de crise, Nicolas Sarkozy leur répond en fait mieux d'Etat ! Mais ce qui se cache derrière cette affirmation, c'est la volonté de faire évoluer le statut de fonctionnaire. Aujourd'hui, sur 5 millions 200.000 fonctionnaires, 4 millions 2 sont sous statut. Le reste sous contrat - pas tout à fait fonctionnaires, ni complètement salariés - ces contrats pourraient en fait être transformés en droit privé. Et c'est ce qui se passe dans la plupart des pays européens où le poids de la fonction publique est important : en Finlande (où ils représentent 27% de la population active), aux Pays-Bas (26%), ou encore en Suède, les fonctionnaires ont le même statut que les salariés du privé. Alors qu'en Grèce, en Espagne ou au Portugal, où ils ne représentent que 10 à 12% de la population active, ils ont gardé un statut public ! Alors est-ce que l'Etat, amortisseur en période de crise, continuera de jouer ce rôle ? La question est posée. Heureuse nouvelle dans le ciel franco-allemand. EADS voit son ciel s'éclaircir. Le groupe européen vient de présenter ses résultats : un bénéfice net de plus d'un milliards et demi d'euros. L'an dernier, il perdait de l'argent, le patron français d'EADS, Louis Gallois, s'estime en bonne position pour affronter la crise. Le ralentissement économique touche la Chine. Pour preuve : l'indice des prix à la consommation a chuté pour la 1ère fois le mois dernier depuis décembre 2002. Cet indice est la principale jauge de l'inflation en Chine. En glissement annuel, l'indice chute d'1,6% ! En France, l'Etat actionnaire se fera payer en partie en action et non seulement en cash. L'Etat répond en fait à la volonté de GDF-Suez (dont il détient 35,6%) et de France Télécom (23,2%) qui ne souhaitent pas verser tous les dividendes en numéraire. France Télécom va ainsi économiser 242 millions d'euros, GDF-Suez 625 ! Les tickets-restaurant permettent de payer ses repas au resto, dans les sandwicheries ou autres boulangeries. Désormais, vous pourrez acheter vos fruits et légumes avec - c'est un souhait des députés - les sénateurs doivent maintenant se prononcer !

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.