Bienvenue aux investisseurs étrangers qui décident de s'installer en France! C'est une bonne surprise: le bilan 2009, présenté hier, par l'AFII, l'Agence Française pour les Investissements Internationaux, montre que, malgré la crise, les investisseurs étrangers ne se sont pas détournés de notre beau pays. La France reste leur 3ème destination préférée! Derrière les Etats-Unis (1er), et la Chine (2ème). C'est pas mal du tout. L'année dernière, alors que le commerce international se cassait la figure et que les investissements internationaux reculaient de presque 40%, la France a enregistré 639 décisions d'investissements venant de l'étranger. A peine moins qu'en 2008. Et plus qu'en 2007. Ces investissements ont permis de créer, ou de maintenir en France, près de 30 mille emplois! Pour le gouvernement, c'est évidemment une bonne nouvelle. Christine Lagarde, hier, commentant ces chiffres n'a pas caché sa satisfaction. Pour elle, c'est clair, c'est l'action -"volontaire"- du gouvernement qui explique ce résultat. Bien-sûr, et c'est une constante depuis des années, la qualité de main d'oeuvre française, la qualité des infrastructures, sont les raisons les plus citées par les investisseurs étrangers pour expliquer leur décision de s'installer en France. Mais, pour la ministre, les baisses d'impôts et les allègements de charges accordées aux entreprises, ces dernières années, expliquent aussi en grande partie, ce bon bilan. L'AFII, l'organisme public qui s'occupe de "promouvoir la France" à l'étranger a même été, récemment, accusée d'en faire un peu trop sur ce thème. Sur son site internet, on pouvait lire sur la page "S'implanter en France: mode d'emploi"... on pouvait lire ce titre: "La France, un véritable paradis fiscal". Ca ne s'invente pas! Etaient déclinées ensuite, les mesures récemment adoptés pour réduire les impôts des entreprises: le Crédit Impôt Recherche, la réforme de la Taxe professionnelle, et la "super-niche" fiscale (déjà évoquée ici) qui exonère d'impôt les plus-value réalisées lors d'une vente d'une filiale (un coût, pour l'Etat, de 20 milliards d'euros en 3 ans). La France "paradis fiscal". J'ai vérifié, hier soir: le titre a finalement été retiré du site de l'organisme public. Mais, l'expression reste, quand même... sous la forme d'une citation "en tout petit" dans le texte. L'euro continue sa baisse, face au dollar. Un euro vaut 1,36 dollar. Cette forte dégradation, depuis plusieurs semaines, s'explique en partie par les craintes que suscite l'état des finances publiques en Europe. Hier, l'agence de notation Fitch a indiqué ne pas croire à une faillite de la Grèce, mais s'est déclarée "inquiète" pour le Portugal. L'agence a mis en garde, encore, l'Espagne, le Royaume-Uni... et la France! Elle les invite à pluss de rigueur dans la réduction de leurs dépenses publiques. Turbulences pour EADS. La maison-mère d'Airbus, malmenée en bourse hier, après l'annonce de mauvais résultats financiers. Son retrait, aux Etats-Unis, de l'appel d'offres pour un immense contrat militaire (celui des avions ravitailleurs) suscite, lui, un tollé européen contre Washington, accusé de protectionnsime pour avoir favoriser Boeing. Hausse des loyers. Les loyers HLM en France: +2%, en moyenne, en ce début d'année, selon la Confédération Nationale du Logement. 4 millions et demi de foyers modestes sont concernés.

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