La SNCF a manifestement un problème de fuites. Fuites dans la presse, révélations plus ou moins maîtrisées. Il y a une quinzaine de jours, c'est un journal en ligne qui révélait que la SNCF préparerait, notamment, une augmentation de ses tarifs en première classe. L'information a été beaucoup commentée, critiquée, on sait, maintenant, d'où l'information est partie. C'est un consultant externe, effectivement mandaté par la SNCF, qui s'est fait piégé (ça ne s'invente pas) dans un TGV! A sa place, il a travaillé une bonne partie de son voyage sur un texte, intitulé "document SNCF". Trop concentré peut-être, il ne s'aperçoit que son voisin -pas de chance: c'était un journaliste- que son voisin va "loucher" pendant tout le trajet sur son document, et tout noter. La SNCF mettra 3 jours à retrouver le fautif, auteur involontaire de la fuite, qui, pour la petite histoire, a perdu son contrat avec l'entreprise publique. La SNCF avait-elle vraiment l'intention d'augmenter ses tarifs? Au sein de la direction, on se contente de dire "qu'après ça, de toute façon, c'est impossible". Mais une autre "fuite" récente, agite, encore, la SNCF et va, sans doute l'agiter, au cours des prochains mois. Cette fuite-là, pour le coup, paraît beaucoup plus organisée. Cette fois-ci c'est une lettre spécialisée qui a révélé la teneur d'un rapport "confidentiel" du Conseil d'Administration. Il montre que malgré les importantes suppressions de postes de ces dernières années, la masse salariale de la SNCF continue de croître, et ce de manière très rapide. Trop rapide? "Oui", a répondu, récemment Guillaume Pépy, confirmant l'information. Dans une interview accordée au Figaro, jeudi dernier, le président de la SNCF enfonce le clou: "quand l'inflation est proche de zéro, la dynamique de la masse salariale doit être revue". Et Guillaume Pepy d'annoncer qu'il fera des propositions prochainement. On comprend: "pour réformer le mode de calcul des salaires des cheminots, et, donc, contenir les augmentations, dans les prochaines années". L'interview est passée inaperçue mais, évidemment pas pour les syndicats de la SNCF, qui se préparent à batailler. Côté direction de la SNCF, on reconnaît qu'il va y avoir du "grabuge., du rapport de force". Autrement dit, des grèves.

(Presque) comme les autres. Pour les fonctionnaires, l'âge de départ à la retraite dépasse, clairement, les 60 ans, désormais. C'est le journal "Les Echos" qui publie les chiffres, ce matin, piochés dans le "Rapport sur l'état de la fonction publique", récemment publié. Le journal souligne que 2 des 3 fonctions publiques, Etat et collectivités locales, ont un âge moyen de départ en retraite, supérieur à 61 ans, désormais. Seule "l'hospitalière" reste sous les 60 ans. Toutes fonctions publiques confondues, ça donne une moyenne à 60 ans et 2 mois. Mais si on exclut les catégories "actives", c'est-à-dire les fonctionnaires travaillant dans les emplois jugés pénibles, et qui peuvent, donc, partir plus tôt, l'âge moyen de départ à la retraite rejoint le secteur privé, autour de 62 ans.

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