Le jour se lèvera dans quelques heures de l'autre côté de l'Atlantique et les 800.000 fonctionnaires américains reprendront le travail comme si de rien n'était... Et pourtant ce week-end ils ont bien failli être mis au chômage technique ! Nous sommes vendredi soir, il est 23h, il ne reste qu'une heure aux démocrates et républicains pour s'entendre sur des coupes budgétaires sinon c'est le "shutdow", la paralysie de l'administration américaine. Ce scénario n'a rien d'inimaginable, les Etats-Unis l'ont déjà connu à plusieurs reprises, la dernière fois c'était en 1995. Mais cette fois-ci le psychodrame est évité de justesse grâce à un accord entre démocrates et républicains, un accord pour le budget 2011... Tout reste donc à faire pour 2012 et 2012, comme en France, sera une année présidentielle ! Barack Obama a donc immédiatement repris la main dés ce week-end. L'un de ses conseillers à la Maison Blanche a annoncé sur son compte twitter que le président fera un discours sur la politique budgétaire après-demain. Pourquoi si vite ? Parce que les échéances budgétaires se rapprochent pour Obama bien plus vite que la présidentielle. La nouvelle bataille est celle de la dette américaine, elle atteint presque 100% du PIB (82% en France) et là encore c'est aux démocrates et républicains de décider si l'on relève son plafond (si l'on continue à s'endetter en fait). Et cette bataille sera bien plus rude que celle de ce week-end. Le délai est court, il faut négocier avant le 16 mai c'est à dire demain. Les républicains de l'opposition veulent des coupes budgétaires drastiques, les démocrates promettent des coupes "au scalpel et pas à la machette". Mais si le Congrès ne s'entend pas, ce ne sont plus les fonctionnaires qui risqueront le défaut de paiement, c'est l'Amérique entière qui ne pourra plus emprunter sur les marchés... un scénario difficilement envisageable mais beaucoup s'inquiètent ! Le niveau d'endettement des Etats-Unis atteint presque celui de la Grèce et du Portugal. Le patron de la banque centrale américaine Ben Bernanke parle de défi effrayant. La Chine qui détient une grande partie de la dette américaine est désormais réticente à acheter des bons du Trésor. Résultat : le compte en banque américain est dans le rouge et son découvert autorisé n'est plus illimité... C'est cette bataille qui sera dure à gagner ! Christine Lagarde veut simplifier les résiliations d'assurance. Il devrait être plus facile de résilier ses contrats d'assurance d'ici la fin de l'année selon la ministre de l'Economie. Son objectif : un délai unique de 20 jours qui s'ajoute au 2 mois de préavis pour prévenir les assurés qu'ils peuvent résilier leurs contrats et ce dans un courrier clair qui énonce cette possibilité. Christine Lagarde veut faire jouer la concurrence au moment où les primes d'assurance s'envolent ! L'heure des comptes pour Renault. Un conseil d'administration extraordinaire se tient aujourd'hui. Après la fausse affaire d'espionnage, des têtes vont-elles tomber ? Celle de Patrick Pélata, le directeur général, du directeur juridique, du DRH ou encore du responsable de la sécurité... La décision ne sera peut-être pas prise aujourd'hui mais on n'y verra sans doute un peu plus clair. Les pétroliers eux c'est sûr ils vont payer. Convoqués à Bercy ce matin, ils vont négocier les modalités de leur contribution pour atténuer la hausse des prix du carburant. Quelques 5 millions d'automobilistes devraient en profiter.

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