Est-ce que vous connaissez la Stévia? C'est un subsitut naturel au sucre. Un édulcorant "zéro calorie", tiré d'une plante cultivée en Amérique du Sud. Là bas, on la consomme, à la place du sucre, depuis toujours. Depuis les années 70, les Japonais -qui n'ont jamais autorisé l'aspartam, subsitut chimique, celui-là-, ont adopté la stévia. Les Etats-Unis, la Suisse l'ont autorisé depuis quelques mois. En France, c'est tout neuf: le décrêt permettant sa commercialisation date du 6 septembre dernier. Pas encore en poudre ou en sucrettes, mais dans certains aliments: les boissons, quelques desserts ou confiseries. Une première tablette de chocolat "avec stévia" est sortie il y a quelques jours. Et pas plus tard qu'hier soir, Coca Cola France a annoncé qu'il se lançait à son tour, avec dès janvier, le lancement d'un Fanta où une partie du sucre sera remplacée par de la stévia. C'est donc fait: les "grands" de l'industrie agroalimentaire s'y mettent et on peut penser que le marché de la stévia, en France va véritablement décoller dans les prochaines années. Aux Etats-Unis, elle a pris en quelques mois, 10% du marché des édulcorants. C'est 40% au Japon. Les industriels y croient beaucoup parce que ce substitut au sucre peut répondre à 2 tendances lourdes du marché: la demande "forte" en produits naturels, d'une part, et en produits "minceur", de l'autre. Cela dit, rien n'est acquis d'avance... et la stévia a devant elle quelques obstacles. D'abord, tout bêtement: sa production est encore limitée: et l'offre ne peut pas "suivre" d'un claquement de doigt: il faut entre 8 et 12 mois pour que la plante donne ses premières feuilles "exploitables". Ensuite, l'aspartam -décriée par certains- reste très compétitive: 15 fois mois cher que la stévia. La bataille va être rude. Ensuite et peut-être surtout, la stévia ne s'utilise pas exactement comme le sucre: elle a un arrière goût de réglisse qui ne convient pas à tous les produits. Elle change la texture de certains aliments enfin, elle oblige à modifier la recette, par exemple des boissons: le Coca, du coup, ne pourra pas passer à la stévia. Pas grave, le marché mondial du sucre et de ses substituts représente 35 milliards de dollars. Il y a, sans dout, de la place pour tout le monde! Il y a 1 an exactement, nous faisions connaissance avec un certain... Bernard Madoff! "L'escroc du siècle" comme on l'a très vite appelé. L'auteur d'une fraude de plusieurs milliards de dollars: jusqu'à 65 si on prend en compte les intérêts qu'il avait promis de verser. 21 milliards de dollars (seulement) si on s'en tient aux seules sommes qui lui ont été confiées. Bernard Madoff, en tout cas, a été condamné, en juin dernier, à 150 ans de prison. En Europe, des actions en justice sont en cours. A Paris et à Luxembourg... mais pour ses "clients" lésés (qui parfois ne savaient même pas qu'ils avait du "Madoff" dans leur épargne)... l'espoir de récupérer une partie de leur mise est très mince. Taxer les bonus! C'est début janvier que le gouvernement français présentera au Parlement son projet de taxe sur les bonus des traders, dans les banques. Pour le moment, on ne sait que peu de choses sur cette future taxe. On sait qu'elle ne s'appliquera qu'une seule fois: en 2010, sur les bonus distribués au titre de l'année 2009. Ce sont les banques qui paieront, et non les traders.

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