Chaque année, Saxo Bank (c'est un courtier en ligne, un conseiller en investissement), chaque année, ce spécialiste de la bourse publie ce qu'il appelle -en anglais- ses "outrageous predictions", ses "prévisions chocs", pour l'année à venir. "Un bon investisseur doit penser au pire pour élaborer une bonne stratégie d'achats", explique Saxo Bank. Ses analystes dressent, donc, chaque année, 10 scénarios "noirs". Pour 2015, ils viennent d'être rendus publics. Et on y trouve, notamment: la victoire du parti UKIP au Royaume-Uni (prémisse de la sortie du pays de l'Union européenne), une méga éruption volcanique en Islande (qui décime les récoltes en Europe), la faillite de la Russie, et presque le "pire du pire" pour un banquier: le départ de Mario Draghi de la présidence de la Banque Centrale Européenne. La probabilité de ses événements est très faible, mais Saxo Bank prévient quand même: "ces prévisions chocs peuvent, malheureusement, devenir réalité". Et là, on est bien forcé de lui donner raison. Pour 2014, le courtier avait avancé un scénario jugé totalement impensable, fin 2013: une forte baisse des prix du pétrole! L'"outrageous prévision" évoquait un baril à 80 dollars, et tout le monde avait bien rigolé. Et bien, hier, à New York, le brut léger américain a atteint son point le plus bas depuis 5 ans, et ce n'est pas 80 dollars le baril, mais 60! A ce prix, extraire le pétrole de schiste n'est plus rentable... Cette année, pour le pétrole, on aura tout connu: la baisse, l'accélération de la baisse, et la poursuite de la baisse. Et c'est une tendance que personne n'avait, donc, osé juger crédible. Dans un excercice cruel, les Echos, avant-hier, rappelait ce que les spécialistes du marché du pétrole (analystes, économistes, stratégistes) prévoyaient, en moyenne, pour la fin de cette année: un Brent à 102 dollars le baril. On est 40 dollars en dessous! En décembre 2013, la prévision du plus optimiste des clairvoyants imaginait un baril à 122 dollars (bien vu!), le plus pessimiste n'imaginait pas qu'on puisse descendre sous les 86 dollars. Toutes ces prévisions sont, donc, enfoncées... sans qu'on puisse, encore, savoir s'il faut s'en réjouir. La très forte baisse du prix du pétrole, est-ce la solution pour relancer notre économie, ou est-ce le signe que l'activité mondiale est, très sérieusement, en train de ralentir.

Image. L'image des grandes entreprises françaises est au plus haut. C'est ce qui ressort du Baromètre Posternak/IFOP, avec France Inter. C'est la vague de décembre. L'indice général enregistre l'un de ses meilleurs résultats. Autrement dit, l'image des grandes entreprises est au plus haut. En fait, on sent comme une sorte de vase communiquant: plus l'indice de confiance des responsables politiques dimime, plus celui des entreprises grimpe. L'entreprise vue comme la seule solution à la crise. Au palmarès, les entreprises industrielles prennent les meilleures place, derrière Yves Rocher, toujours n°1: Michelin, Citroën, Danone et Airbus.Retard. Airbus a dévissé, hier en bourse, (-10,42%), à la suite de l'annonce du report de la livraison de son tout-premier A350.

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