Alors que les consommateurs profitent des derniers jours des soldes, à Villepinte au nord de paris où se tient Première vision, le grand salon du textile pour l'habillement, les professionnels s'inquiètent. Quelle hausse des prix dans les magasins pour le printemps? Jusqu'à 15% estime l'Union des industries textiles. Les professionnels ont d'abord rogné sur leurs marges, mais il y a quelques semaines l'Américain Levi's a brisé le tabou. Les prix vont augmenter, alors que l'habillement nous a habitué depuis 15 ans à une baisse, due pour l'essentiel à la délocalisation de la production dans des pays à bas salaire. En cause, le prix du coton qui a plus que doublé depuis l'année dernière. Pour les spécialistes, c'est du jamais vu depuis la guerre de sécession américaine des années 1860. Les raisons sont classiques: de mauvaises récoltes dûes aux inondations en Inde, en Chine et au Pakistan, et une tendance de fond, l'explosion de la consommation, devinez où, en Chine. La hausse des cours sera sans doute au moins en partie corrigée dans les prochaines années. Des agriculteurs, américains notamment, qui avaient abandonné le coton quand les cours étaient bas vont en replanter. En attendant, au salon Première vision, les professionnels se désolent. Certains fournisseurs lointains qui leur assuraient jusqu'ici des prix bas ne garantissent plus leurs tarifs que sur 24h, ou font trainer la livraison jusqu'à ce que le prix ait encore grimpé. Les confectionneurs cherchent des parades. Utiliser moins de coton? Pas facile: la laine, la soie flambent aussi, et les matières synthétiques avec la hausse du pétrole. Reste le système D: des vêtements moins amples, avec moins de poches, même moins de boutons pour économiser du fil. Pour les consommateurs... Ce serait peut-être dit-on le début de la fin du vêtement jetable. Nicolas Sarkozy rallonge de 500 millions d'euros le budget de l'emploi Le président de la République l'a bien vu: le chomage ne baisse pas comme espéré avec le début de la reprise, et la baisse des emplois aidés décidée à l'automne s'est traduite par une nouvelle hausse du chomage en fin d'année. Marche arrière donc, avec de nouveaux contrats aidés, et un système de bonus-malus pour inciter les grandes entreprises à recruter des apprentis. A voir mais syndicats et patronat qui sont en train de négocier sur l'emploi des jeunes ne vont sans doute pas aimer que le gouvernement vienne encore une fois leur couper l'herbe sous le pied. Les navires en attente vont pouvoir décharger. la CGT a suspendu la grève dans les ports, en attendant la reprise des négociations mardi sur la pénibilité et des départs anticipés en retraite pour les dockers. Jean-Paul Agon, le nouveau visage de L'Oréal. C'est lui qui présente les résultats, plutot bons, ce matin, et qui doit succéder en mars à l'emblématique Lindsay-Owen Jones. "Nous entrons dans l'ère de la beauté pour tous" déclare-t-il dans Le Figaro. Entendez par là que l'Oréal vise de nouvelles clientes, au pouvoir d'achat en hausse, en Amérique du sud, en Asie et en Afrique. autre départ annoncé dans La Tribune, celui deDidier Lombard, le président de France Telecom .

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