Aujourd'hui, c'est le jour de publication de notre Baromètre France Inter - Viavoice - HEC - L'Express Réussir - Le Figaro Réussir - France 24. C'est le moral des cadres. Ceux qui suivent savent que notre baromètre fait le "yoyo" depuis plusieurs mois. En ce début d'année, eh bien il repart légèrement à la baisse. Les cadres, dans les entreprises, sont, ainsi, nombreux à penser que le niveau de vie général, en France, va se dégrader cette année. La récession est terminée... mais la crise continue. Mais ce qui surprend, dans ce sondage, c'est autre chose. Les cadres, dans ce contexte, ne placent pas les revendications salariales en tête de leurs préoccupations. Alors, je ne suis pas en train de dire que la presse écrite peut remballer ses grands dossiers -"maronniers"-: "Cadres, êtes-vous bien payés?" ou le traditionnel "Spécial salaires de cadres" (qu'on voit souvent à la une des magazines).. non, la préoccupation salariale reste, évidemment. Mais elle est dépassée par une forte demande... un profond désir de considération "humaine" dans l'entreprise. Ca peut paraître d'une banalité à pleurer (qui souhaite l'inverse à vrai dire?)... sauf que ça saute aux yeux à la lecture du sondage: améliorer la communication interne, les relations avec les clients, les founisseurs, la considération, le respect... l'ambiance: toutes ces notions -cumulées- dépassent la question des rémunérations. Qui arrive traditionnellement en tête. Dans un marché du travail, pour les cadres (il faut le rappeler) quasiment en situation de plein-emploi. Même avec la crise! Mais voilà, il y a comme un "effet France Telecom" qui se diffuse. Ceux qui connaissent bien ces questions, chez les cadres, ciblent un peu mieux encore ce qui est en jeu. Un certain mal-être parmi les cadres dits confirmés (entre 30 et 45 ans, on va dire. Jusqu'à 50 ans). Pour eux, le fonctionnement l'entreprise d'aujourd'hui -de plus en plus entre les mains d'actionnaires financiers- ce fonctionnement est difficile à vivre. Ils ne sont pas (ou peu) associés aux décisions. Ils ne les comprennent pas toujours. Ils ne les assument pas tout le temps (il y a eu beaucoup de plans sociaux, ces derniers mois...). Est-ce qu'ils "décrochent"? Le terme est sans doute bien trop fort. Mais, c'est parmi eux que le malaise, semble-t-il, grandit. Et ce sont donc eux, qui logiquement placent, aujourd'hui, "l'humain", avant le salaire. Les tarifs bancaires augmentent encore! C'est la conclusion d'un beau (et sans doute long) travail des Echos, ce matin. Ses journalistes ont analysés, point par point, les nouvelles plaquettes tarifaires des banques. Celles qu'on reçoit, en ce moment à la maison et que, la plupart du temps, on ne les lit pas. Surtout, on n'a pas les moyens de comparer d'une banque à l'autre. C'est ce qu'on fait les Echos. Résultat: beaucoup de services augmentent, cette année encore. Plus fortement que l'inflation. C'est le cas des "forfaits bancaires", qui réunissent différents produits et services. C'est le cas encore des cartes bancaires, en hausse sensible. Plutôt chèrement facturés également: les transferts, d'une banque à l'autre, des produits d'épargne type PEL ou PEA. C'est une façon, évidemment, de retenir le client. Sont en baisse, en revanche, mais parce que la Loi impose de nouvelles règles: les frais bancaires pour "incidents de paiement". Les français... très joueurs. Ils ont dépensé, l'année dernière la somme record de 59 millions d'euros par jour (j'ai bien dit par jour), en jeux... Loto, PMU et autres bandits-manchots.

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