C'était l'une des grandes questions à Aix-en-Provence, ce week-end. Oui, je sais, c'est la 3ème fois, cette semaine, que je fais référence à ces "Rencontres économiques", mais, précisément, en 3 jours, beaucoup choses ont été dites, beaucoup de sujets ont été abordés. Au final, c'est très rentable: ça fournit des thèmes de chroniques pour une semaine entière.

A Aix donc, le week-end dernier, l'une des préocupations des participants était celle-ci: y'aura-t-il une nouvelle "crise financière" cet été? Une "rechute" violente? Après avoir écouté un économiste prédire le pire (un "immense choc obligataire", en août) un confrère journaliste (chef de service) se disait convaincu, et s'inquiètait pour ses vacances: "je n'ai personne au tableau de service, la 2ème semaine d'août, ça va être chaud!"

En fait, après avoir consulté plus largement les uns et les autres, c'est plutôt avec le sentiment inverse qu'on est reparti d'Aix. Un banquier, qui, comme tout le monde attendait son TGV pour Paris (qui avait 40 minutes de retard), finissait de nous convaincre, dimanche: "une crise sur la dette française, cet été? Je n'y crois pas". C'est trop tôt!". Comme beaucoup d'autres, il pense que les banques centrales ne laisseront pas, cet été la situation déraper. "Personne ne veut revivre une nouvelle crise."

La FED, aux Etats-Unis, la Banque Centrale Européenne agiront. Un banquier, à Paris, confirme: "un drame, cet été, sur les marchés financiers n'est pas le scénario que nous privilégions aujourd'hui". Un assureur, lui, se fait plus psychologue: "si tout le monde broie du noir, c'est que personne n'avait anticipé une crise aussi longue. Du coup, les hypothèses les plus alarmistes trouvent, plus facilement, des relais chez les décideurs, échaudés".

Au final, lui non plus, ne croit pas à un "été chaud" à la bourse. Mais qu'on ne se rassure pas trop vite, c'est la rentrée qui les inquiète, en fait. L'économiste d'un grand assureur brandisait, récemment, ce qu'il appelle son "graphique de la peur": le niveau de vie des Européens. Quasiment nulle part, il n'a retrouvé son niveau d'avant la chute de Lehman Brothers, en 2008. Une "bombe sociale" conclut-il. Hier, l'analyste d'une grande banque se disait inquiet d'un risque "politique" en France, à l'automne. La réforme des retraites, mais aussi le budget 2014. Il sent, dit-il, une "fatigue" des Français face à l'austérité.

Toujours plus. Les riches, en France, sont de plus en plus riches. Constat dressé et renouvelé par le magazine Challenges, qui depuis 16 ans, chaque été, publie son palmarès des 500 Français les plus riches. En 1 an, affirme le journal, leur fortune a bondi de 25%, pour atteindre un total de 330 milliards d'euros. Record historique. 330 milliards, ça veut dire que 10% du patrimoine financier des Français est entre les mains de ces 500 personnes. Mais, là non plus, pas de manière équitable. 445 sont millionnaires, 55 sont milliardaires (c'est 10 de pluss que l'année dernière). C'est Bernard Arnault, le PDG de LVMH, qui arrive en tête. Xavier Niel, le fondateur de free, fait sont entrée dans le Top-10: sa fortune est passé, en 10 ans, de 80 millions d'euros, à 5 milliards 9, aujourd'hui.

CDI. Sans doute bientôt un CDI "intérimaire". Après un premier échec, un nouveau texte a été soumis aux syndicats hier, et cette fois-ci, CFDT, CGC et CFTC seraient prêts à signer. Dans ce texte, les entreprises de travail temporaire s'engagent, notamment, à proposer 20 mille CDI à leurs intérimaires les plus qualifiés. Ceux, en fait, qu'ils souhaitent fidéliser.

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