C'est un nouvel épisode de la fameuse RGPP - la Révision Générale des Politiques Publiques. Ce sont des mesures d'économies (souvent de bon sens) pour rendre l'Etat moins dépensier et plus performant. Par exemple, il s'agit de réduire le nombre de corps d'Etat. Il en existe presque 700 aujourd'hui. Dans quelques mois, une première phase de réduction, de fusion, de concentration les fera passer à 380. Parmi les "corps" de fonctionnaires qui vont disparaître, il y a, donc, celui des "Conservateurs des hypothèques". Ils sont chargés de ce qu'on appelle la "publicité foncière": ils tiennent, en fait, le registre officiel des propriétés immobilières. Ce sont vers eux que se tournent les notaires, pour savoir, par exemple, s'il existe une hypothèque sur un bien. La Cour des Comptes, depuis des années, dénonce ce statut très particulier des "Conservateurs des hypothèques": "opaque, anachronique", "fondé sur une fiction" écrit la Cour des Comptes dans les chapitres, sans doute, les plus croustillants de ses fameux rapports. Conservateur des hypothèques, c'est un statut encore basé sur un edit de Louis XV, datant du 17 juin 1771, qui fait que 238 ans plus tard, ils restent payés directement à la commission, prélevés (ceux qui ont acheté une maison ou un appartement le savent) sur les transactions immobilières réalisées. Dans certaines coins de France, c'est très rémunérateur (Paris, les Hauts-de-Seine, par exemple). La Cour des Comptes (ce sont des chiffres de 2006) parlait d'un salaire moyen de 114 000 euros. Avec des "pointes" à plus de 240 000 euros. Autre avantage de ce statut (et non des moindres) accordé généralement à des fonctionnaires de la Direction des impôts en fin de carrière, il permet d'améliorer sensiblement sa retraite. 5000 euros annuels par an, en moyenne, toujours selon la Cour des comptes. 354 conservateurs des hypothèques sont en service aujourd'hui, mais plus pour longtemps, désormais. En conseil des ministres, le gouvernement, hier, a confirmé leur prochaine disparition. Progressive à partir de 2012. Renseignement pris : la taxe va rester. Le statut disparaît, par service rendu au public, justifie Bercy ! La Grande-Bretagne n'est (peut-être) plus en récession ! Pour Gordon Brown, son Premier ministre, fragilisé sur le plan politique, c'est évidemment une bonne nouvelle. Pour la première fois depuis près d'un an et demi, la production industrielle britannique a progressé. De pas grand chose (+0,3%), mais c'est peut-être, le "retournement" que tout le monde attendait. "Il semble de plus en plus possible que le Royaume-Uni mène les autres pays industrialisés vers une sortie de la récession" affirment, carrément, certains économistes. En France, la production industrielle a, en tout cas, encore fortement reculé en avril, selon des chiffres publiés hier. Nouvelles pertes pour le Club Med, sous la menace de Bernard Tapie, qui prépare, peut-être !, une OPA. Le Cub Med annonce, ce matin, de nouvelles pertes financières. 22 millions d'euros pour le premier semestre de son exercice 2008-2009. La faute à la crise, explique la direction du Club Med, qui affirme que ses offres haut de gamme, elles, progressent. L'avanir d'Heuliez. Plusieurs candidats à la reprise d'Heuliez, l'équipementier automobile installé dans les Deux-Sèvres. Parmi eux, la société Bernard Krief Consulting, spécialisée dans le redressement d'entreprises. Son offre permettrait de conserver la moitié des mille salariés.

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