"GO" d'une belle confusion autour du Club Med. Ce week-end, (et ce matin encore dans toute la presse), l'homme d'affaires -riche des millions de l'affaire Adidas, qui lui a été, finalement et dans les conditions que l'on sait, très favorable- l'homme d'affaires redit son intérêt pour l'exploitant de villages vacances. Bernard Tapie affirme ne détenir, à ce stade, aucune action du Club Med. Il dit aussi se donner encore plusieurs semaines pour décider de ce qu'il va faire. Mais il affirme, dans le même temps, bénéficier du soutien de plusieurs actionnaires du Club, et que 3 ou 4 fonds "amis" sont prêts à le suivre s'il se lance dans une bataille pour prendre le contrôle de l'entreprise, dirigée par Henri Giscard d'Estaing. Comme il aime souffler le chaud et le froid, Bernard Tapie ajoute qu'il ne cherche pas à prendre la tête du Club Med (il a autre chose à faire, dit-il, le "théâtre" notamment), il dit même qu'il se retirera du dossier si la situation devient "conflictuelle". Sauf que, dans le même mouvement, il dénigre la stratégie de la direction actuelle : la "montée en gamme" des villages-vacances n'est pas aboutie, explique-t-il. Il faut en finir définitivement avec l'esprit des "Bronzés", qui colle encore à la peau du Club Med, selon Bernard Tapie qui avance encore -sans rire- l'idée de proposer des formules vacances pour familles décomposées : "Maman la première semaine, Papa la seconde, et les enfants restent sur place" (on n'y avait pas pensé). Au milieu de tout ça, un argument de Bernard Tapie interpelle, celui du retour de la Caisse des dépôts dans le capital de l'entreprise. L'annonce en a été faite la semaine dernière. Elle a été analysée comme une réponse d'ailleurs, à ses attaques. "Le tourisme, c'est stratégique", affirme la Caisse pour se justifier. Tapie répond, lui, qu'en cette période de crise (et alors que la Caisse des dépôts est dans le rouge pour la première fois de son histoire), le Club Med n'est, peut-être, pas une priorité pour l'argent public. C'est quelqu'un qui s'y connaît en argent public qui pose cette bonne question. Polémique autour des tests des grandes banques américaines. C'est le "Wall Street Journal" qui a mis les pieds dans le plat, ce week-end. Depuis jeudi soir dernier, tout le monde se disait "rassuré": les résultats de ces tests de résistance à la crise, montraient que 10 des 19 banques étudiées avaient besoin d'un refinancement mais limité, au total, à 75 milliards de dollars. En fait, il s'avère que ces résultats ont été négociés avec les autorités monétaires américaines, et que les chiffres bruts étaient bien pires que ceux finalement publiés. Citigroup, par exemple, est passé d'un besoin de capitaux frais de 35 milliards de dollars, à finalement 5,5 milliards ! Bourse dans le vert. Vendredi (et pour cause, donc) la bourse a apprécié le résultat de ces "tests": les indices ont tous grimpé. A Paris, le CAC40 a signé une 9ème semaine consécutive de hausse, et effacé, du coup, ses pertes en 2009. Banques et constructeurs automobile profitent de cette reprise.

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