Freddy, vous vous souvenez? Pas le Freddy des "Griffes de la nuit" (on reste dans le cadre d'une chronique économique), mais Freddy Mac. Freddy Mac et sa jumelle Fannie Mae, les 2 géants du refinancement hypothécaire aux Etats-Unis. Les "pince-mi et pince-moi" des subprimes, dont on a beaucoup entendu parlé, l'année dernière. C'est, en partie, à eux, qu'on doit la crise financière d'aujourd'hui, et sa rechute, récente, en Europe. Ces 2 organismes détiennent ou garantissent environ la moitié des crédits hypothécaires, aux Etats-Unis. Ce sont eux, qui ont largement distribué et subventionné les crédits immobiliers dits subprimes, c'est-à-dire accordés à des ménages au profil financier risqué. On a vu ce que ça a donné quand le marché immobilier s'est retourné. Aujourd'hui, Freddy et Fanny font encore parler d'eux, puisqu'une nouvelle fois, ils viennent d'annoncer des pertes financières record. Cette fois-ci, pour le 1er trimestre de cette année. 13 milliards de dollars pour Fannie, révélés, hier, après 8 milliards de perte, déjà, pour Freedy, annoncée, la semaine dernière. Les défauts de paiement des ménages américains continuent, affirment les 2 entreprises. Le nombre des saisies immobilières ne faiblit pas, non plus. Les 2 entreprises s'en remettent, donc, une nouvelle fois, à l'Etat, en réclamant une rallonge de l'aide de Washington. Cette aide fédérale approche, désormais, les 150 milliards de dollars. L'administration Obama, l'a déjà annoncé: elle n'a pas d'autre choix que d'accorder cette aide. Elle a d'ailleurs garanti de couvrir toutes les pertes qui seront enregistrées d'ici à 2012. Parce que, dans l'immédiat, il est impossible d'entamer une réforme en profondeur du système. Tant que la crise sera là, affirme la Maison blanche. Donc, pour le moment, on continue. Avec ce triste bilan des années Bush et de son slogan "tous propriétaires": 1,2 millions d'Américains ont perdu leur maison ou leur appartement, aux Etats-unis, ces 3 dernières années. La plupart sont retournés vivre chez leurs parents. Ils s'agit évidemment, des ménages les plus pauvres. Le plus souvent, noirs ou latinos. La bourse s'éclate! Les places boursières se sont toutes envolées, hier, saluant -à leur manière- le plan de sauvetage de l'euro. A Paris, le CAC40 a signé la 3ème plus forte progression de son Histoire. +9,66%. Ce qui veut dire que la capitalisation des 40 premières valeurs françaises a progressé, en une seule séance, de 82 milliards d'euros! Les banques ont réalisé les plus fortes progressions. Comme annoncé, la BCE a commencé à racheter de la dette publique dans la zone euro, hier. Conséquence: une nette détente sur les taux d'intérêt. L'euro, lui, a rechuté en fin de journée. 1 dollar 27, à nouveau. Et ce, après l'annonce de l'agence Moody's qui prépare les esprits à une nouvelle dégradation de la note de la Grèce. Et du Portugal. Les hauts revenus et les revenus du capital seront bientôt pluss taxés. Pour financer les retraites. Annonce "surprise" du Chef de l'Etat, hier. A l'occasion d'un Sommet social, à l'Elysée. Il n'en a pas dit pluss. Nicolas Sarkozy, en revanche, a refusé de reconduire, cette année, les mesures de soutien au pouvoir d'achat, accordées l'année dernière.

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