Androïd, c'est le nom du système d'exploitation -pour téléphone portable, notamment développé par Google. Et l'info, c'est que le "Google phone" arrive en France. Dès demain chez Orange. Et dans un peu plus d'un mois chez SFR. La concurrence ne se fera pas sur le prix de l'appareil (vendu, chez l'un comme chez l'autre, 99 euros). Elle se fera un peu sur les forfaits. Elle se fera, surtout, dans un premier temps, sur les modèles : Orange va vendre la première version (le "Dream"), SFR la deuxième ("Magic"). Les 2 opérateurs ont trouvé en tout cas, avec ce nouveau joujou, un nouveau terrain de bataille. Après l'iPhone. Le "Google phone", c'est d'ailleurs précisément le concurrent d'iPhone : un téléphone qui permet de téléphoner, d'envoyer des sms, de photographier mais surtout de surfer sur Internet ! L'internet mobile, c'est le grand enjeu du moment. Un nouveau besoin, qu'on nous crée de toute pièce, et qui ne poursuit qu'un seul objectif pour les opérateurs : augmenter notre budget "téléphonie". Augmenter le revenu moyen par abonné. Alors derrière la bataille "Orange contre SFR", s'en cache une autre : celle entre Apple et Google. Deux marques très fortes. Chacune a ses fans. Et son modèle économique. Apple, avec un mode de fonctionnement très autocentré, protégé (Apple garde jalousement ses secrets de fabrication, fabrique tout d'ailleurs, du logiciel au matériel). Google, à l'inverse, donne (j'ai bien dit "donne"!) aux constructeurs de téléphones son système. "Androïd" est gratuit, pour eux - c'est ce qu'on appelle un "open source": n'importe quel développeur peut s'amuser à le modifier, à l'améliorer. C'est avec ce modèle du "gratuit" (ou du faussement gratuit) que Google s'est imposé sur Internet. C'est avec la même méthode que le géant américain tente de rejouer le coup sur l'internet, mobile cette fois-ci. D'autres acteurs sont là évidemment : Nokia, Microsoft. On va voir qui va s'imposer. En tout cas, le gâteau à se partager est très alléchant. Dans le contexte économique que l'on sait. Dans un marché -la téléphonie- qui recule, les ventes mondiales de ces "téléphones-internet" devraient croître de 32%, cette année ! Le FMI noircit -encore !- le tableau. Dominique Strauss-Khan, son directeur général, parle désomais d'une "récession mondiale". Alors que jusqu'ici, il parlait, plutôt, de "croissance nulle". La nuance n'est pas qu'un effet de style : une contraction de la production mondiale ne s'est pas vue depuis 60 ans. Pour Dominique Strauss-Khan, c'est la lenteur des pays riches à régler les problèmes de leurs banques, qui explique ce triste résultat. Pas la FED... Ce n'est pas l'avis du patron de la Réserve fédérale américaine. Deux jours après son homologue européen Jean-Claude Trichet, Ben Bernanke a estimé, hier, que les Etats-Unis pourraient sortir de la récession, dès cette annnée. Bref, on aurait touché le fond de la crise, et on commencerait doucement à remonter. Cette déclaration en tout cas, doublée d'une bonne nouvelle du côté de Citygroup, l'ex-n°1 mondial de la finance, a permis aux bourses mondiales de s'offrir de forts rebonds : +5,73% à Paris. De 6 à 7% à Wall Street. Tokyo, ce matin : +4,55%.

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