La Charente à Saintes
La Charente à Saintes © corbis / © Francis Leroy/Hemis

Hier, dès notre arrivée ici à Saintes, vous êtes allés à la découverte de l'économie locale. Je suis parti, avec la même intention qu'à St Nazaire : flâner dans les rues de Saintes, aller de rencontre en rencontre pour me faire "raconter" cette ville, mais, voilà, une commerçante a très vite douché mon enthousiasme : "Vous voulez croiser du monde, à Saintes, un lundi ? Vous croyez au Père Noël !". C'est vrai qu'hier, beaucoup de magasins étaient fermés. C'est dans les boutiques "télécoms" que l'on trouvait le plus de monde.

A Saintes, dans la rue Alsace-Lorraine (une rue piétonne), celle de Bouygues Telecom est à 50 mètres de celle de SFR. "Les clients posent beaucoup de questions sur les grandes manœuvres dans le secteur" confirme un vendeur. Lui, étonnamment, ne s'inquiète pas trop pour son emploi. Pourtant, il y aura bien une boutique de trop, dans cette rue, en cas de fusion de Bouygues Telecom et SFR. Croisé, à nouveau, au Kebab du coin un peu plus tard, il avouera : "franchement, la téléphonie, ça ne paie pas. Mieux vaut vendre des sandwichs !"

Loin des "grandes affaires" du CAC 40, l'économie de la région prospère. C'est, en tout cas, ce qu'on dit à la Chambre de Commerce et d'Industrie, où on décrit une économie locale à l'opposé de celle de Saint-Nazaire, où on était hier. Pas de grosse industrie, pas d'entreprise imposante qui rythme la vie de la ville. Malgré les apparences, hier, la ville s'est développée, historiquement, grâce au commerce. Coté production : on trouve une multitude d'entreprises positionnées sur des marchés "de niche" : des fauteuils d'avions pour Airbus, des selles d'équitation, un leader mondial dans les plateforme de levage croisé. Ici, du coup, on travaille ses réseaux et se fout un peu -disons clairement- des débats politiques nationaux. Tentative sur le "Pacte de responsabilité", avec Benoit Huger, patron Piramide et Kitel.

Finalement, le pacte de responsabilité, c'est à la CGT qu'on en parlera, à Saintes. On y égrène les menaces sur l'emploi, dans le coin... le déménagement du Crédit Agricole de Saintes à La Rochelle, l'avenir de Saintronic (ex-Alcatel). A l'union locale, on prépare la manif du 18 mars prochain.Et puis, à Saintes, on trouve aussi, Philippe, Coop Atlantique.C'est l'un des plus gros employeur de la ville. 700 emplois environ. Coop Atlantique, c'est l'un des survivants d'un modèle devenu très rare: la coopérative de consommateurs ! Pour faire court: des magasins, dont les actionnaires... sont les clients. Hier, devant une carte de la région, son patron, Loïc Pelletier comptait, pour nous, ses points de ventes.

Le commerce... encore le commerce, ici à Saintes !

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