"Pigeons", "les pigeons qu'on veut plumer": le milieu de l'art, en France, va-t-il reprendre l'expression à compte? L'expression est un peu trop vulgaire... à moins, qu'à l'inverse, elle inspire quelques artistes: on verra. En tout cas, le milieu de l'art s'ajoute bien, depuis hier soir, à la liste de ceux qui se disent très fâchés par la politique fiscale de la Gauche au pouvoir. Hier soir, la Commission des finances de l'Assemblée nationale, qui a entamé l'examen du Budget 2013, a accédé à la demande de son rapporteur, le député PS Christian Eckert: les oeuvres d'art seront à l'avenir intégrées au calcul de l'Impôt sur la fortune. C'est une vieille idée, un vieux projet, qui trouve là, peut-être, son aboutissement. "Peut-être", parce qu'il faut encore que l'amendement soit voté en séance. Le texte, adopté en Commission, propose d'intégrer dans l'assiette de l'ISF, toutes les oeuvres d'art d'une valeur supérieure, non pas à 5 mille euros, comme prévu initialement, mais supérieure à 50 mille euros. Pour son auteur, "c'est une mesure de justice". Les députés, hier soir, étaient encore en séance de travail, on ne pouvait les atteindre que par SMS. Mais un premier élu approuve. Et justifie la mesure par une logique économique (en 160 caractères): "l'ISF gagne en finesse, avec cet amendement: aujourd'hui, on taxe tous les biens, mais en échange on exonère les investissements dans les PME". Un autre député socialiste, toujours par SMS, exprime, lui, ses doutes. Notamment sur la faisabilité de la mesure: comment répertorier toutes les oeuvres concernées? C'est, depuis toujours, un des arguments avancés par le milieu de l'art. Dans une tribune, publiée hier dans les Echos, le PDG de Sotheby's France remontait déjà au créneau avec cet argument. Et puis d'autres: l'affaiblissement programmé du patrimoine artisitique français (y compris celui des musée), la perte, aussi, de la compétitivité de la place de Paris, dans le marché mondial de l'art. Mesure "dangereuse, injuste, inefficace" conclut-il. Aurélie Fillipetti, la ministre de la Culture, a fait savoir aussi son opposition au projet de taxation des oeuvres d'art. Mais à ce stade, on ne connaît pas la position définitive du gouvernement, qui pourrait demander le retrait de l'amendement. Les partisans de la mesure rappellent, en tout cas, que Jérôme Cahuzac, aujourd'hui ministre du budget, a plusieurs fois défendu l'idée, quand il était député.

Nein. L'Allemagne est accusée d'être responsable de l'échec de la fusion EADS/BAE. C'est ce que disent les dirigeants des 2 groupes aéronautiques, qui négociaient leur rapprochement depuis plusieurs mois. Tom Enders, le président allemand d'EADS reconnaît qu'il a sous-estimé les oppositions, et particulièrement celle de Berlin! Au sein du gouvernement français aussi, on accuse Angela Merkel. Le gouvernement allemand reconnaît, oui, avoir défendu ses intérêts, mais affirme que la France aussi a exprimé des réticences.L'échec du projet, en tout cas, place le Britannique BAE en position délicate (à la recherche d'une indispensable alliance). EADS, de son côté, pourrait décider de se recentrer sur l'aéronautique civile.Oui . Le FMI prêt à accorder un délai supplémentaire à la Grèce pour redresser ses comptes publics. "2 ans" supplémentaires, dit Christine Lagarde. C'est exactement le délai que réclame Athènes.

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