A rythme régulier, il livre son analyse sur la situation économique. On reçoit un mail, sa newsletter (en anglais) "Chers amis, chers collègues, veuillez prendre connaissance de ma dernière contribution...". C'est inutile, en fait puisqu'on la retrouve partout, dans tous les journaux économiques du monde entier qui la reproduisent (les Echos en France, le Financial Times...). Et si on la rate, on pourra la lire plus tard, avec toutes les autres, dans son livre-recueil annuel. Georges Soros est un "roi du business" (personne n'en doute)... mais, le spéculateur qu'il a été, est devenu un vieux sage. Un sage très écouté, qui faisait, hier, sa rentrée. Une contribution dans la presse et une conférence, à Berlin, sur la crise de la zone euro. La première est très long texte qui, comme souvent depuis plusieurs mois, accable l'Allemagne... responsable à ses yeux, de l'ampleur prise par la crise. La seconde est plus optimisme, moins "à charge". Commençons par là: le milliardaire américain estime qu'une solution à la crise de la zone euro est, désormais, "proche"! Pour lui, 2 décisions essentielles ont enfin été prises. La création d'une union bancaire, au niveau européen c'est-à-dire la mise en place d'un mécanisme pour recapitaliser directement les banques en diffuculté (Bruxelles doit dévoiler les contours du projet, aujourd'hui même). L'autre décision essentielle, c'est l'annonce de la Banque Centrale Européenne, jeudi dernier (le rachat des dettes des pays en crise). 2 décisions restent à prendre maintenant, selon Soros: mutualiser les dettes européennes (les "euro-bonds") et "cesser de prêcher l'austérité dans les pays en crise! Il rappelle un précédent fâcheux: la crise de 1982. Le FMI a sauvé le système financier et les pays endettés, mais en leur prêtant le strict minimum: "ça les a plongé dans une dépression de longue durée. C'est comme ça que l'Amérique latine a perdu une décennie". L'appel, au final, est très clair: c'est à l'Allemagne aujourd'hui de prendre les choses en main: accepter son leadership en Europe. En prêtant aux pays en difficulté. Et en acceptant un peu plus d'inflation, pour permettre à l'économie de repartir. Le texte est titré: "L'Allemagne doit mener la zone euro. Ou la quitter". L'une ou l'autre des solutions, conclut le milliardaire, sont préférables à la situation actuelle: une Europe à 2 vitesses qui ne pourra survivre très longtemps.

Sous condition. L'Espagne pose les conditions de son éventuel sauvetage. "Elles devront être raisonnables". "Pas question qu'on me dise où tailler dans les dépenses". "Pas question de toucher aux retraites": Mariano Rojoy a été très clair, hier soir, à la télé. Le chef du gouvernement espagnol ne veut pas que l'Europe, la Banque Centrale européenne et le FMI lui imposent des conditions trop dures, à une éventuelle aide financière. Mariano Rojoy affirme que la décision d'appelr à l'aide n'est, de toute façon, "pas prise".Sans détour. Albert Frère dément tout projet avec Bernard Arnault, en Belgique: c'était, pourtant, l'une des hypothèses avancée pour justifier la demande de nationalité belge du patron de LVMH. Dans le Figaro ce matin, l'homme d'affaire belge affirme qu'il n'a "aucun projet concret" d'investissement avec son ami français, ni tout lien avec sa succession. Albert Frère affirme que l'entrée de Bernard Arnault au capital de son groupe "n'est pas à l'ordre du jour".

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