La concertation sur les retraites commence, donc, aujourd'hui. Et côté patronal, elle commence dans de meilleures conditions que prévues: les risques d'un changement de tête (à la présidence du Médef)... les risques d'un changement de "chef de file" des négociateurs patronaux viennent de s'évanouir. Alors qu'il y a quelques semaines encore, elle avait plusieurs raisons de s'inquièter, Laurence Parisot est désormais -sauf énorme surprise!- sûre d'être reconduite à la tête de l'organisation patronale. Tout s'est joué, samedi. Dans le Figaro, Geoffroy Roux de Bézieux, le patron de Virgin Mobile, annonce qu'il renonçe, finalement, à briguer sa sucession. Pour les "anti-Parisot", il représentait (après le renoncement de plusieurs poids-lourds du patronat qu'on a dit, à un moment ou à un autre, "tentés de se lancer (Denis Kessler, Xavier Fontanet, ou encore Anne Lauvergeon...) leur dernier espoir pour "contrer" Laurence Parisot, candidate à un second mandat. Geoffroy Roux de Bézieux renonce, donc, s'estimant encore un peu trop vert... pas assez au fait, avoue-t-il, des rouages du Médef (ses réseaux, ses alliances, ses intrigues) pour être un candidat crédible. Surtout, au terme des consultations plus ou moins discrètes, qu'il a menées pendant plusieurs mois, il n'a obtenu aucun soutien d'une grande fédération patronale.. De celles qui "font les Rois" au Médef: les banques et les assurances, le bâtiment ou encore la métallurgie (c'est à dire la puissante UIMM). Alors, même si on annonce une possible candidature de Sophie de Menthon -patronne médiatique et une des opposantes les plus ferventes à la présidente du Médef (elle pourrait se lancer dès cette semaine, mais elle, non plus, sans soutien important), les jeux sont, donc, faits: Laurence Parisot devrait, le1er juillet prochain, se succéder à elle-même! Ses opposants, qui lui reprochent, pêle-mêle, sa manière trop personnelle de gouverner, son ton autoritaire, son "absence" également pendant la crise (la petite phrase d'Alain Minc a fait mouche: "s'il y a avait 1 dizième du talent de la CGT au Médef, les choses iraient mieux")... les opposants de Parisot estiment maintenant que son objectif, c'est d'être la "moins mal élue possible". On le voit: les couteaux ne sont pas rentrés, au Médef. "Laurence, elle est... sereine" affirmait son entourage, hier soir. Le gouvernement veut relever l'âge légal de départ à la retraite. Au delà de 60 ans! Alors que commencent, aujourd'hui, les consultations avec les partenaires sociaux, le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite -à 62 ou 63 ans- serait bien la mesure privilégiée par le gouvernement, si on en croit les Echos, ce matin. C'est le levier, c'est vrai, qui assure un retour rapide des comptes, à l'équilibre. Plus rapide, en tout cas, que l'allongement de la durée de cotisation. Aujourd'hui, Eric Woerth, le ministre des affaires sociales, présente, le calendrier de la réforme. Jusqu'à fin avril, analyse des nouvelles projections financières (on parle d'un "trou" de 100 milliards d'euros en 2050, si rien n'est fait.). Fin mai, présentation par le gouvernement, des différentes options possibles. Et à la mi-juin: annonce des décisions. SOS Grèce. 30 milliards d'euros, voire 45 milliards en comptant la contribution possible du FMI: l'Europe a précisé, hier, les conditions (et donc le montant) de l'aide qu'elle pourrait débloquer pour soutenir la Grèce. Cette annonce est censée apaiser les marchés. Le gouvernement grec -satisfait- répète qu'à ce stade, il n'a pas l'intention de réclamer cette aide.

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