Je ne suis pas sûr du cheminement exact de cette information, mais, grosso modo, elle s'est répandue de cette façon. Marc Fiorentino, ex-banquier d'affaires, spécialiste des marchés financiers, en parle sur son blog, le 23 mars dernier. La nouvelle est reprise sur le net. Dans la campagne présidentielle, Jacques Cheminade, grand amateur de complot, reprend l'info. Hier soir, c'est Jean-Luc Mélenchon qui publie un communiqué. Pour dénoncer ce "nouvel instrument spéculatif contre la dette française". Voilà de quoi il s'agit. Lundi prochain, 16 avril, quelques jours, donc, avant le premier tour de la Présidentielle, ce qui alimente beaucoup les discussions, la Bourse de Francfort va commercialiser un nouveau produit financier sur le marché à terme. Un produit dérivé, lié aux obligations françaises. Pour faire court, ce sont des instruments, tout à fait légaux, qui permettent de se couvrir contre une hausse, ou une baisse, du prix d'un actif donné. Ici, la dette française. Et l'intérêt, c'est plutôt de se protéger d'une baisse, puisque c'est la grande "crainte", la "grande peur" agitée depuis quelques jour: l'attaque des spéculateurs contre la France, sitôt la Présidentielle passée. Surtout, l'instrument peut être, très facilement, détourné de son objectif officiel, et servir aux spéculateurs, contre la France! D'où les mots -très forts- lâchés par les uns et par les autres: "arme fatale contre la dette française", "attentat financier en préparation", "coup d'Etat". Eurex, la société allemande à l'initiative, tente de banaliser son initiative: "bon, il y a ce hasard de calendrier, mais c'est parce que la "demande est forte" que le produit est lancé maintenant, dit-elle. Et puis, un tel instrument, existe déjà pour l'Allemagne et l'Italie, il n'y aurait rien à craindre. De fait, les spéculateurs contre la zone euro n'ont pas attendu ce produit pour agir. Mais, quand on y regarde de près, il est plus sûr que d'autres, parce que mieux contrôlé. Et il permet, surtout, de spéculer avec des sommes moins importantes que d'autres systèmes, comme les CDS dont on a beaucoup parlé avec la Grèce. Bref, il va -c'est sûr- ajouter de la liquidité. Donc, de la volatilité. Dit autrement, il va ajouter "de la spéculation à la spéculation".

Allo? Nokia va mal. Le Finlandais, longtemps n°1 mondial du téléphone mobile, n'arrive pas toujours pas à se relancer. Il a raté le virage des "smartphones", et, depuis, il court derrière Apple et Samsung. Hier, Nokia a lancé une alerte sur ses résultats, et s'apprête à perdre de l'argent sur son activité "mobile", un comble! A la bourse, Nokia a chuté de 15%.En hausse. L'inflation, en France. Chiffres de l'INSEE publiés il y a quelques instants. En mars, les prix ont progressé de 0,8%. La faute aux carburants. Et aux produits alimentaires. Sur un an, l'inflation s'établit à 2,3%.

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