"Noël approche". Il sera, cette année encore, largement numérique : consoles de jeu, baladeurs mp3, appareils photo, et mini-PC (pour ce Noël 2008) sont tout en haut des listes au Père-Noël. Dans la déferlante, un absent, ou plutôt un grand discret : le blu-ray. Blu-ray, c'est le nouveau format "haute-définition" du DVD. Une meilleure image, un meilleure son, des bonus multimédia : on connaît les arguments. C'est le compagnon idéal, (nous explique-t-on dans les magasins) de l'écran plat et du home cinéma. Bienvenue dans le "toujours +" technologique. En fait, le blu-ray, ça ne marche pas très fort. "Trop tôt" pour parler d'échec, disent les spécialistes qui s'appuient sur des projections de ventes en millions d'ici à 2012. "Les ventes de blu-ray se tiennent très bien" jure-t-on également à la Fnac mais, franchement, demandez autour de vous : Qui connaît le blu-ray ? Qui en veut? Qui en a un chez lui? Au début de cette année, les ventes de lecteur blu-ray ne représentaient que 3% du marché. Ce format DVD ne sort pas, en fait, de la niche des technophiles, à l'affût de la moindre nouveauté. Il est aussi encore trop cher pour se démocratiser totalement : 200 euros minimum, contre un lecteur DVD peut s'acheter avec 30 euros (et encore!). De 25 euros à 55 euros le film au format blu-ray, quand dans les bacs, on trouve des DVD à 5 euros. La crise n'arrange rien, évidemment, mais il y a une dernière explication : le blu-ray, c'est sans doute, déjà, fini. Le marché, les consommateurs anticipent déjà, l'étape suivante : la dématérialisation ! Autrement dit, la vidéo à la demande haute définition. Via Internet. Plus besoin de lecteurs du tout. Le marché sera mûr dans moins de 5 ans, paraît-il. D'ici-là, on peut survivre, semble-t-il, avec ses vieux DVD. Et remiser le blu-ray avec les Betamax, Vidéo 2000 et autre HD DVD... toutes ces technologies prometteuses qui ont fini au placard. Toujours pas de Plan automobile aux Etats-Unis ! A Washington, les Sénateurs n'arrivent pas à s'entendre sur les conditions d'attribution d'une aide de 14 milliards de dollars à General Motors et Chrysler, à 2 doigts du dépôt de bilan. Des élus républicains bloquent, en voulant imposer d'importantes contreparties à cette aide. Inquiet, Wall Street, hier, a terminé en forte baisse. Tokyo a clôturé sur une recul de 5,56%. Et maintenant, Faurecia. L'équipementier français annonce la suppression de 1 215 postes. Dont 700, dès l'année prochaine. Faurecia, c'est une filiale de PSA Peugeot Citroën, où déjà 3 550 emplois vont disparaître. Après 15 000 départs, en 1 an et demi. Alcatel-Lucent, également. Ce matin, Alcatel-Lucent annonce une vaste restructuration pour économiser 1 milliard d'euros par an, en 2009 et 2010. Ce Plan comprend mille suppression de postes de managers. Et l'abandon de plus de 5 mille sous-traitants d'Alcatel, à travers le monde.

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.