Ce sera peut-être, cette semaine. Et si ce n'est cette semaine, ce sera "avant Noël": c'est sûr. Vendredi dernier, soit juste après le Sommet européen, Carole Sirou, la patronne pour la France de Strandard & Poor's, l'a confirmé": son agence se prononcera "dans les prochains jours", "le temps d'analyser la portée des décisions prises, à Bruxelles". Depuis lundi dernier, et la mise sous surveillance négative de toute la zone euro, Standard & Poor's le promet: elle n'a pas l'intention d'attendre les 90 jours habituels, pour dire si elle retire ou pas, les précieux triples A, aux pays concernés. C'est donc "pour très vite" d'où cette agitation, ce week-end en France qui risque -elle est la seule- une dégradation de 2 crans. Valérie Pécresse et François Baroin, les 2 ministres de Bercy, ont multiplié les sorties médiatiques. Avec une sorte de double message: "oui", le Sommet de Bruxelles règle la plupart des problèmes: François Baroin a osé l'adjectif "historique" Et "non", la perte du triple A ne serait pas une catastrophe... définitive! Pour Valérie Pécresse, une telle perte rendrait les "choses plus compliquées", voilà tout. François Baroin lui, décidément très inspiré, a affirmé que les agences de notations ne pas "la grenouille du matin qui donne la météo". "Leur message est un message parmi d'autres" a-t-il conclut. Souvenons-nous quand même: lundi dernier, Standard & Poor's avait pointé 4 problèmes pour placer la France sous surveillance: ses faibles perspectives de croissance, l'état de ses banques, l'incapacité de l'Europe à prendre des décisions, et l'attitude de la BCE. C'est donc au regard de ces 4 critères, logiquement, qu'elle va se décider. Si on suit les ministres, ce week-end, tout est réglé: les décisions sont là, prises avec fermeté (regardez ce qu'on a fait à David Cameron). La Banque Centrale Européenne va participer au dispositif retenu: c'est ce que tout le monde voulait. Donc, la confiance va revenir. La croissance, avec. Donc, la France n'aura pas à aider ses banques, ce qui veut dire qu'elle tiendra, au final, ses objectifs. On saura très vite, maintenant, si Standard & Poor's est convaincu.Ce matin, Moody's annonce qu'elle maintient les pays de la zone euro sous surveillance. Elle décidera au premier trimestre de l'année prochaine, si elle les dégrade ou pas.

PolémicAnne. Le nouveau patron d'Areva s'apprête à solder "l'ère Lauvergeon". Ou charger le bilan de l'ancienne patronne emblématique du groupe nucléaire: chacun choisira. Luc Oursel, le patron d'Areva doit présenter, aujourd'hui, son "plan d'action stratégique" pour les années à venir. A la clé: des suppressions d'emplois, principalement en Allemagne. Mais Luc Oursel, et son Conseil de surveillance, devraient aussi mettre en place un "comité spécial" chargé d'examiner les conditions d'achat d'UraMin. En 2007, Areva -dirigée alors par Anne Lauvergeon- avait acheté cette compagnie minière pour 1,9 milliards d'euros. L'investissement a perdu 80% de sa valeur depuis.CE. Après le scandale du Comité d'entreprise de la RATP, révélé la semaine dernière par un Rapport de la Cour des Comptes, Xavier Bertrand réclame un changement des règles. C'était hier soir sur France Inter, à Radio France Politique. Le ministre des Affaires sociales souhaite que les CE, à l'avenir, soient obligés de publier leurs comptes. Et même de les faire certifier. Un groupe de travail, avec les syndicats, va être mise en place.

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