Christian Streiff, le patron de PSA Peugeot Citroën, a anonncé, hier, 11 000 départs supplémentaires dans son entreprise, cette année. "Départs volontaires" jure-t-il, dont au moins 6 mille en France, "départs" qui vont s'ajouter aux 18 000 suppressions de postes, déjà imposées chez PSA, ces dernières années. Cette nouvelle "saignée" suscite de nombreux commentaires parce que PSA vient juste de bénéficier de l'aide de l'Etat et que l'entreprise semble, avec cette annonce, s'asseoir sur sa promesse de ne pas décréter de plan social cette année (même si formellement cette promesse est tenue). Mais, dans les journaux, sur Internet, c'est un autre départ -et pas forcément "volontaire", lui non plus- qui est également commenté : c'est celui de Christian Streiff, lui-même ! Il y a une semaine, le quotidien "La Tribune" ouvrait le bal et affirmait dans un long article que la famille Peugeot ne soutenait plus -unaniment- le président du groupe, arrivé il y a 2 ans tout juste à la tête de l'entreprise. Le journal affirmait encore, que les cadres de PSA, aussi, perdaient la foi en leur patron. L'article n'est pas passé inaperçu : le titre PSA, ce jour-là, a reculé de plus de 3% à la bourse. Et depuis c'est l'hallali. Les langues -toutes anonnymes- se délient : Christian Streiff serait trop autoritaire. Son bilan, mitigé. Sa stratégie, floue. Sa connaissance du secteur automobile, trop faible. Absent l'été dernier, après un accident vasculaire cérébral, c'est la crise économique qui, aujourd'hui, lui retire toute capacité d'initiative, affirment encore de "bons connaisseurs" du dossier, cités dans la presse. Dans ces conditions, pas facile de savoir à quel point Christian Streiff est "sur la sellette". D'autant que ces rumeurs de départs, dit-on, auraient servi surtout à affaiblir l'homme, au moment où il négociait âprement, avec le gouvernement, les contreparties du Plan automobile, annoncé la semaine dernière. Cela dit, aujourd'hui, c'est l'hebdomadaire "Challenges" qui donne la nouvelle comme quasiment acquise. Et dévoile même le nom de son "possible" successeur. Je vous le donne : Philippe Varin, actuel patron de Corus. Résultats 2008. . La saison des résultats d'entreprises continuent. Renault, malgré la crise, reste positif, avec un bénéfice de presque 600 millions d'euros. En recul, tout de même de presque 80%. Total, en revanche, annonce le plus gros bénéfice de son histoire : quasiment 14 milliards d'euros. Enfin, EDF affiche, ce matin, un résultat net en baisse de 40%. L'année 2009, année "noire" pour l'emploi, en France. Le scénario se confirme. Hier, Peugeot Citroën, Arcelor Mittal, Seb, les 3 Suisses, Alcatel-Lucent, Legrand ont annoncé des réductions d'effectifs. Selon les projections de l'Unedic, il y aura, cette année, plus de 280 000 chômeurs supplémentaires. Et encore 120 000 de plus, en 2010. Plan US. Le Plan de relance américain. En passe d'être adopté, définitivement, peut-être aujourd'hui. Il ne s'élève plus qu'à 789 milliards de dollars, après négociations au Congrès. C'est donc "non". Le "non" des actionnaires belges de Fortis, à BNP Paribas. A une courte majorité hier, en Assemblée générale, ils ont rejeté le projet de rachat défendu par la banque française. C'est un camouflet pour BNP Paribas : l'opération devait faire d'elle la première banque de dépôt de la zone euro.

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