C'est une vieille blaque de cour d'école, ce truc mais, alors qu'hier on se demandait comment les marchés allaient réagir aux décisions prises à Bruxelles (elles sont, finalement, plutôt mitigées, prudentes), certains se disaient, sûrement, qu'une institution financière dans le monde, une grande banque ne devait pas se faire trop de soucis, c'est Goldman Sachs. La grande banque d'affaire américaine. Depuis le début de cette crise, son nom revient, en effet, souvent... avec cette accusation (récurrente, en ce qui la concerne, c'est l'une des plus grande banque du monde et c'est vrai on aime beaucoup la détester. Il y a aussi comme un parfum permament de "théorie du complot" dont elle serait le cerveau)... elle est partout! Au centre de tout. Impliquée à tous les niveaux. Parfois (souvent?) juge et partie. Et finalement, toujours gagnante! Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, par exemple, ne cacherait pas, en privé sa colère contre Goldman Sachs. Il l'accuse de jouer un cruel double jeu. En servant, d'un côté de "banque conseil" (au gouvernement grec précisément, mais aussi au Portugal, à d'autres pays). Goldman Sachs les aide à trouver de l'argent frais, sur les marchés des emprunts d'Etat (le marché obligataire) mais, en même temps, Goldman Sachs finance certains Fonds spéculatifs. Ceux-là mêmes qui mèneraient l'attaque contre la Grèce et la zone euro! Sur les marchés de ce qu'on appelle les CDS, qui servent d'assurance contre le risque d'une faillite d'un pays, Goldman Sachs serait, également particulièrement, active alors que c'est là, aujourd'hui, les spéculateurs agissent. On va même jusqu'à accuser la banque américaine d'organiser certaines fuites dans la presse. Dans le même registre (juge et partie), un journal allemand expliquait récemment que c'est Goldman Sachs qui a aidé la Grèce (le précédent gouvernement) a mentir sur ses comptes publics, en imaginant des produits financiers complexes permettant de "cacher" l'ampleur de ses déficits. Et aujourd'hui, c'est bien ce mensonge qui est dénoncé. Qui fragilise la Grèce. Et qui permet aux Hedges funds de miser sur la "faillite" de l'Etat grec. Face je gagne... pile tu perds! Henri Proglio achète la paix sociale à EDF! L'information est en Une des Echos, ce matin. Le tout nouveau patron d'EDF, arrivé à la tête de l'entreprise publique dans les conditions que l'on sait, avec notamment la polémique sur sa rémunération, Henri Proglio accorde une augmentation salariale globale de 4,4% à ses agents! Par les temps qui courrent, c'est plutôt bon. Les syndicats ne cahchent qu'il sagit d'un "bon accord". Et pour cause: une telle hausse tranche, nettement, avec les revalorisations accordées, par exemple, dans les autres sociétés du CAC 40, où au mieux, les salariés obtiennent +2,5% d'augmentation. Pas de Billy, ce week-end! Chez Ikéa, c'est bien la question des salaires qui bloque, en ce moment. La direction, hier, a proposé une augmentation générale de 1%. Les syndicats, pas contents, appellent à une grève immédiate, y compris demain samedi, jour d'affluence dans les magasins de la marque suédoise. La crise dans la zone euro. Les Européens, hier, se sont engagés à soutenir la Grèce... mais n'ont donné aucun détail... aucun chiffrage de l'aide qu'ils pourraient apporter. Ils poussent, en revanche, Athènes a renforcer encore son plan de rigueur. Les marchés sont restés sur leur faim: l'euro a (un peu) reculé. Les taux pour les empunts d'Etats sont restés élevés (pour la Grèce, le Portugal et l'Espagne...) mais sans repartir nettement à la hausse.

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