Jean-Claude Trichet, c'est le président de la Banque Centrale Européenne, quelqu'un de très sérieux -sérieux comme un banquier, qui plus est "banquier central". Mais depuis quelques mois, il fait, plutôt, penser à un enfant qui refuse d'avaler sa soupe, et qui rechigne à chaque cuillerée. Dans son cas, ce ne sont pas les légumes qu'il fuit, mais la baisse des taux ! Les banques centrales du monde entier baissent, en effet, leurs taux directeurs, leurs taux d'intérêts. La banque centrale du Royaume-Uni vient (c'était la semaine dernière), de porter les siens à 1,5%, un niveau qu'elle n'a, tout simplement, jamais pratiqué depuis sa création, en 1694. Aux Etats-Unis, la FED pratique, depuis le mois dernier, une politique de "taux zéro". La crise est profonde et les banques centrales de ces pays ne semblent, donc, pas avoir hésité longtemps pour agir. Elles ont baissé massivement le "prix de l'argent" chez elles. Le but étant, d'inciter les entreprises à investir, d'inciter les ménages à consommer, pour relancer l'activité économique. En Europe, la BCE, c'est vrai, a diminué à 3 reprises ses taux d'intérêt, l'année dernière (ils sont à 2,5% aujourd'hui). Mais comme à chaque fois, elle ne semble pas y avoir mis beaucoup d'entrain : c'est "contrainte" et "résignée" qu'elle y vient. C'est encore le cas, en ce début d'année. C'est ce jeudi -dans 3 jours- qu'elle doit, en effet, décider ce qu'elle fait de ses taux d'intérêt, et jusqu'à il y a peu encore, Jean-Claude Trichet ne semblait pas prêt à un nouveau geste : "les premières baisses n'ont pas encore produit tous leurs effets" disait-il, n'ajoutant pas (mais en le pensant très fort) "pourquoi donc les baisser à nouveau ?". Sauf que depuis, la conjoncture s'est encore et violemment dégradée en Europe, et que la déflation (une forte baisse généralisée des prix) menace plus que jamais. Jean-Claude Trichet va, donc, devoir s'y résoudre. Et l'avaler cette nouvelle baisse des taux ! Barack Obama promet toujours plus ! A une semaine de son investiture, il affirme que son Plan de relance créera non pas 3 (comme il le disait encore il y a quelques jours) mais 4 millions d'emplois au total, dans son pays. La plupart dans le secteur privé. Hier, Barack Obama a également critiqué le plan de sauvetage des banques, mis en place par l'administration Bush, après la faillite de Lehman Brothers. "On n'a pas vérifié où est allé l'argent", dit le président élu. Il promet de consacrer les 350 milliards de dollars qui restent, à l'aide aux ménages et aux petites et moyennes entreprises. Detroit en noir. Secteur parmi les plus touchés, l'automobile. Le grand Salon de Detroit s'est ouvert hier. Dans la déprime mais pas, forcément, pour Volkswagen, qui a annoncé avoir enregistré, en 2008, son record historique de ventes : plus de 6 millions de véhicules vendus. Alitalia. Le Conseil d'administration de la compagnie aérienne italienne doit donner son feu vert aujourd'hui à l'entrée d'Air France KLM dans son capital.

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