Christine Lagarde s'est blessée tout récemment. On ne sait pas comment, mais elle souffre d'une horrible douleur à une côte. Ce n'est pas extrêmement passionnant ce que je vous dit là mais c'est tout ce qu'on a réussi à savoir des conversations qu'a tenu, hier à Paris, la Directrice générale du Fonds Monétaire Internationale. Christine Lagarde a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en fin de matinée (3 quart d'heure d'entrevue): pas déclaration en sortant. Elle a déjeuner avec François Fillon, ensuite, à Matignon: pas déclaration. Entre-temps, elle a une conversation avec son successeur, à Bercy, François Baroin mais là encore, rien a filtré. Ce qu'on nous dit officiellement, c'est que la patronne du FMI, à chacune de ses visites, a parlé de la "situation économique internationale". De la zone euro. Et, sans doute, de la Grèce. La Grèce qui inquiète, à nouveau, fortement. A vrai dire, on sent comme une nouvelle agitation, en Europe, autour de son cas. On aurait pu croire son problème "réglé" (si je puis dire) depuis l'Accord de la fin de l'année dernière (celui qui est censé effacer 50% de la dette privée grecque) mais, en fait, il n'en est rien. Et, un nouveau compte-à-rebours s'est enclenché: "la Grèce fera faillite en mars si aucune solution n'est trouvée d'ici là", entend-on à nouveau. Comme un mauvais remake. Ce qui se passe, en fait: c'est que les négociations entre les autorités grecques et les créanciers privés du pays sont aujourd'hui bloquées. Ils n'arrivent pas à s'entendre sur les modalités concrêtes, pratiques... "sonnantes et trébuchantes", autrement dit... de l'Accord passé. Les banques, les fonds d'investissement qui possèdent de titres grecs doivent accepter d'effacer 100 milliards d'euros de dette. Forcément, ils rechignent. Alors aujourd'hui, pour tenter de débloquer ces négociations, le patron "mondial" du lobby bancaire débarque, à Athènes. Mais un plan B se met déjà en place. Pour faciliter ces négociations, les dirigeants européens pourraient décider d'alléger la facture du secteur privé. Et d'alourdir, parallèlement, celle des Etats. A Berlin, où elle était mardi, avant, donc, de venir, à Paris hier, Christine Lagarde en a parlé avec Angela Merkel. Selon la presse allemande, qui a, donc, obtenu plus que des nouvelles de sa côté fêlée, la Directrice du FMI aurait évoqué un montant significatif: "en dizaines de milliards". La facture de la crise grecque pourrait s'alourdir.

Prix. Les prix à la consommation ont grimpé de 0,4% en décembre. L'indice a été publié, il y a quelques minutes, par l'INSEE. Sur un an, l'inflation est sur un rythme de 2,5%, fin décembre. Ce chiffre était attendu, puisque c'est lui qui doit enclencher une hausse de la rémunération du Livret A. Mécaniquement, son taux devrait grimper à 2,75%. Mais, le gouverneur de la Banque de France a déjà prévenu: il pourrait invoquer des "circonstances exceptionnelles" pour l'empêcher.

Voitures. Renault va continuer d'investir en France. Promesse du n°2 du groupe, Carlos Tavares hier. Renault investit, a-t-il dit, 420 millions d'euros dans son usine de Douai. Et 230 millions, à Sandouville.Pigeons . L'effet "Free" sur ses concurrents... le désormais célèbre "arrêtez d'être des pigeons". Virgin mobile et Orange (pour sa marque Sosh) ont annoncé, hier, la réduction immédiate de certains leurs tarifs d'abonnement.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.