Le gouvernement, hier, a passé sa journée a tenté de parler d'autre chose. Michel Sapin, par exemple... face à vous Pierre ici même, hier matin. "La hausse de la CSG n'est pas à l'ordre du jour" a-t-il répété à chaque fois vous lui avez posé la question (c'est-à-dire peut-être 7 ou 8 fois), "ce qui est à l'ordre du jour, c'est l'annulation de la TVA sociale de la Droite" a dit et redit, le ministre du Travail, tentant une diversion. A l'Assemblée nationale (en séance), même tentative d'esquive de son collègue du Budget. "Cette année, la seule augmentation de CSG que les Français ont à supporter est celle que vous avez votée" a lancé Jérôme Cahuzac, aux députés de Droite. "Cette année": la précision est importante. Elle signifie que l'engagement ne va pas au-delà de 2012. Et tout le monde l'a compris. D'ailleurs, en fin de journée hier, à Bercy, Arnaud Montebourg, dans son discours sur l'avenir de l'industrie en France répétait le souhait du gouvernement (déjà exprimé mardi en conclusion de la Conférénce sociale)... Arnaud Montebourg répétait son souhait de voir réformer le financement de la protection sociale, celui "adossé au travail, qui pèse sur notre développement et qui pèse sur l'emploi". La messe est... redite! D'ailleurs, l'homme qui vient d'être chargé, par le gouvernement, de faire des propositions pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises, est un partisan convaincu du transfert de charges, payées par les entreprises, vers d'autres prélèvements, c'est Louis Gallois. L'ancien patron d'EADS, la maison-mère d'Airbus, aujourd'hui Commissaire à l'Investissement, pas plus tard que ce week-end dernier, a redit qu'il préconise un "choc massif": un transfert de 30 à 50 milliards... "certainement via la CSG" a-t-il précisé aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. On connaît, donc, déjà, la teneur du rapport qu'il remettra, au gouvernement, à la mi-octobre. Pour définitivement se convaincre qu'une hausse de la CGS arrive, il faut relire les Echos d'hier. Un économiste, qui a conseillé François Hollande, pendant la campagne, Philippe Aghion expliquait que le futur Président, il y a 1 an, s'était montré "très intéressé par l'idée d'un basculement de charges vers la CSG": c'est une citation. Aujourd'hui , toujours selon Philippe Aghion et c'est encore une citation: "le Chef de l'Etat est prêt a accepter le principe d'une CSG sociale".

Gaz. La menace d'un nouveau recours en justice se précise. C'est l'Anode, l'Association des "petits" fournisseurs de gaz et d'électricité, qui brandit, effectivement, cette menace contre la décision du gouvernement de limiter à 2% la hausse de ce mois-ci. Hier, Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie, a reconnu, d'ailleurs, le risque juridique de cette décision, mais elle aussi révélé que GDF Suez réclamait, non pas 4% de hausse comme on l'a dit, mais 8,1%. La ministre, par ailleurs, confirme que l'autre hausse (la hausse rétroactive sur le dernier trimestre 2011) coûtera, précisément, 38 euros en moyenne, pour un foyer se chauffant au gaz. UFC Que choisir, comme l'ancien Premier ministre François Fillon, affirment que cette décision du Conseil d'Etat peut être, elle aussi, contestée en justice.PSA. Le nouveau plan de restructuration est présenté au Comité Central d'Entreprise, ce matin. Il commence dans quelques minutes. Aulnay, Rennes sont visés, mais pas seulement: tous les sites de production de Peugeot Citroën devraient être concernés.Prix. L'inflation en juin. Les chiffres de l'INSEE viennent d'être publiés. Les prix à la consommation sont restés "stables", le mois dernier. Sur 1 an, l'inflation est à 1,9%.

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