Par Régis Lachaud.

Meilleurtaux.com annonce une explosion des renégociations de crédits en cours mais confirme le début de paralysie du marché immobilier parisien, du fait des prix élevés. 8260 euros le mètre carré dans la capitale, en moyenne, contre moins de 3000 euros en 2000, il y a douze ans. Depuis quelques mois, le nombre de transactions chute de 20% par rapport à l'an dernier mais les prix se maintiennent (moins 1% au premier trimestre, une broutille quand on sait qu'ils ont encore augmenté de 30% en deux ans). Résultat, un couple qui habite à Paris peut acheter deux fois moins de surface que dans des villes comme Nantes ou Strasbourg, malgré des revenus beaucoup plus importants... Plus de 8300 euros par mois pour les acheteurs parisiens, contre moins de 5000 euros en moyenne pour toute la France, toujours au sein des ménages qui ont acheté...

Conséquence, selon Meilleurtaux.com, les parisiens achètent de plus en plus en province tout en continuant à louer leur appartement parisien. Ils achètent soit une résidence secondaire, soit un bien locatif et leur pouvoir d'achat élevé déséquilibre certains marchés locaux, notamment en bord de mer. Enfin, le niveau très bas des taux d'interet a déclenché un quasi-doublement du nombre de renégociation de crédits (+ 84 %). L'enquête précise d'ailleurs les conditions nécessaires pour une bonne renégociation, pour ceux qui ont emprunté en 2008 ou 2009 quand les taux d'intérêt étaient plus hauts. Le jeu n'en vaut la chandelle que si la différence de taux est supérieure à 0,8 point, sinon les frais sont trop importants. Mais, dans certains cas, ça vaut vraiment la peine d'aller voir son banquier. Un exemple: pour 200 000 euros empruntés sur 25 ans en Janvier 2009 au taux de 4,75% et avec une mensualité de 1140 euros, une renégociation sur 20 ans au taux de 3,8% permet d'économiser 28 500 euros, tout en gardant la même mensualité de remboursement.

Selon l'INSEE, l'emploi salarié marchand a légèrement progressé au premier trimestre.

Plus 0,1%, soit 18 300 postes créés en trois mois dans le secteur privé concurrentiel. Dans le détail, les secteurs des services et de la construction ont vu leurs effectifs progresser mais l'industrie continue de perdre des emplois.

Cette légère progression de l'emploi salarié ne suffit pas à stopper la hausse du taux de chomage. Selon l'INSEE, il s'établit au premier trimestre à 10% de la population active, selon les critères du Bureau International du Travail.

Et puis, le quotidien les Echos met en avant ce matin un "recul historique de l'emploi dans la fonction publique en 2011" . Contrairement aux années précédentes, les collectivités locales et les hôpitaux n'ont pas compensé les 32 000 suppressions de postes de fonctionnaires au sein de l'Etat.

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