4ème semaine de travail pour la Commission d'enquête "relative aux éventuels dysfonctionnements dans l'action du Gouvernement et des services de l'État, entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013, dans la gestion d'une affaire qui a conduit à la démission d'un membre du Gouvernement": c'est son intitulé exact. 4ème semaine, donc, de travail de cette Commission d'enquête. Toujours aussi passionante, même si, hier, l'audition la plus intéressante s'est déroulée à huis clos. C'était celle du patron du renseignement intérieur. Patrick Calvar n'a pas eu l'honneur d'une diffusion, en live ou en différé, de sa prestation. C'est sans doute mieux pour lui. Si on en croit le Parisien, ce matin, qui cite des députés ayant participé à la séance, le patron de la DCRI s'est montré "très flou"', "embarassé". Il a confirmé avoir été saisi, quelques jours après les révélations, par Médiapart, de l'existence d'un compte en suisse de Jérôme Cahuzac, par son ministre de tutelle pour "opérer des vérifications". Une "note blanche", datée du 19 décembre et adressée au cabinet de Manuel Valls, a, bel et bien, été rédigée en réponse, mais elle précisait que Jérôme Cahuzac n'apparaissait pas dans les archives de la DCRI. Selon le Parisien, Patrick Calvar a refusé, hier, de transmettre cette "note blanche" à la Commission d'enquête, invoquant son caractère "classifié". Hier, invoquant cette fois-ci l'enquête judiciaire en cours, une autre audition, cette fois-ci, sans le huis-clos imposé, a laissé, là encore, les députés sur leur faim. La chef de la Division Nationale des Investigations Financières et Fiscales n'est pas allée au fond de l'affaire. Son collègue, chargé de diriger l'expertise technique de l'enregistrement dans lequel Jérôme Cahuzac révèle l'existence ce compte, non plus. On apprend simplement, au passage que c'est à l'INA qu'il est allé chercher un extrait de la voix de Jérôme Cahuzac, datant de 2002 (c'était une interview accordée à LCI) pour le comparer avec l'enregistrement-pirate. "La voix, ce n'est pas comme les empreintes digitales ou génétiques... là on peut dire que la probabilité que ce soit Jérôme Cahuzac était "forte mais pas totale". Ce résultat, "obtenu en un temps record", et "sans rapport intermédiare" selon le fonctionnaire, a été transmis le 18 mars au Parquet de Paris, mais aussi parallèlement à "ma hiérarchie policière" a confirmé la commissaire divisionnaire. Le lendemain, la justice ouvrait une information judiciaire. Et Jérôme Cahuzac quittait le gouvernement.

Ailleurs. Les entreprises françaises qui délocalisent, le font, d'abord... en Europe! C'est ce qui ressort d'une étude publiée par l'INSEE, ce matin, et qui va à l'encontre de certaines idées reçues. La première (vous l'avez dit): c'est vers l'Europe que les délocalisations des entreprises françaises s'opèrent. Elles représentent un gros tirers des cas repérés par l'INSEE, et c'est d'abord vers l'Europe "des 15", avant l'Europe de l'Est, qu'elles se dirigent. L'Afrique arrive ensuite, devant la Chine et l'Inde.L'INSEE, également, relativise le phénomène: entre 2009 et 2011, 4% seulement des entreprises françaises ont délocalisé, une ou plusieurs activités. Ca représente 20 mille emplois perdus au total, sur 3 ans.En haut. Le tout nouvel A350 d'Airbus voler a, pour la première fois, vendredi. Dans le ciel de Toulouse. Un dernier essai -réussi - (un test de roulage, proche de la vitesse de décollage) a été mené, hier. Les premières livraisons de l'appareil sont prévues, pour la fin 2014.

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