"Il y aura une autre crise". C'est le patron de JP Morgan, qui, le mois dernier, a été un des premiers à jouer, ainsi, les oiseaux de mauvaise augure. Jamie Dimon (payé 20 millions de dollars, l'année dernière, pour gérer la grande banque américaine), le garantit: "si la cause de la prochaine crise financière sera différente de celle de 2008, elle sera plus violente!". Nous voilà prévenus. Depuis cette sortie, d'autres ont relayé ce sentiment qu'une crise -oui!- couve sur les marchés financiers. La patronne de la Reserve Fédérale, elle-même, y est allé de son commentaire, la semaine dernière, jugeant "assez haute" la valorisation des places boursières. La sortie a surpris, de la part d'une telle responsable. Et, forcément, inquiété. C'est pourtant bien la "petite musique" du moment, sur les marchés. Les taux sont trop bas (négatifs, même), un krach obligataire se prépare. Trop de liquidités circulent, des "bulles" vont éclater. Paralèllement, la croissance n'est pas vraiment au rendez-vous. En Europe, l'incroyable "alignement des planètes" (le pétrole pas cher, l'euro et les taux d'intérêt faibles) semble, déjà, prendre fin. Aux Etats-Unis, en Chine, la dynamique s'essoufle. Alors, à ce stade, si vous commencez à déprimer, n'écoutez pas ce qui suit: la lecture d'extraits de la dernière note hebdomadaire de l'économiste Marc Touati. Toujours prêt -c'est vrai- à annoncer le pire, voici ce qu'il écrit: "le FMI, la BCE, de nombreux instituts de conjoncture, la Commission européenne relèvent leurs prévisions de croissance", alerte: "c'est quand tout le monde pense la même chose qu'il faut commencer à s'inquièter" écrit-il. Et de poursuivre: "dans le contexte actuel, les marchés financiers pourraient connaître de multiples tempêtes, préfigurant un krach qui se déclencherait d'ici l'automne prochain. Selon lui, ce serait, en fait, la fin d'un cycle de 7 ans, qui s'observe depuis 1973. 73 (1er choc pétrolier), 80 (le 2ème), 87 (le krach d'octobre), 94 (la crise mexicaine et "l'effet tequila"), 2001 (le 11 septembre), 2008 (Lehman Brothers). Et donc, forcément, 2015! La "7ème crise", écrit-il, "ou le "big one tant redouté". Bonne journée, quand même.

La pente est forte. Au Japon, de grandes gloires... malmenées à la bourse. Toshiba, d'abord. L'équivalent de 2 milliards d'euros de capitalisation boursière, partis en fumée hier. Et ça continuait encore ce matin. Le goupe vient de reconnaître des "erreurs comptables", les investisseurs fuient. L'autre groupe japonais en difficulté (même s'il se redresse un peu), c'est Sharp. L'ex-vieille gloire de la high-tech a perdu 26%, hier. Les rumeurs, insistantes, à Tokyo, affirment que le groupe s'apprête à effacer 99% de son capital, pour (re)devenir une... PME!

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