Il est, peut-être, le futur patron de la Banque mondiale. Larry Summers figure, en tout cas, sur la "short list", dressée à Washington, des personnalités, suceptibles de prendre le poste, bientôt vacant. Larry Summers était, à Paris, vendredi dernier. Et, si on en croit les Echos, ce matin, il est venu, une nouvelle fois, donner une leçon d'économie à l'Europe. Pour ceux qui ne connaissent pas Larry Summers, il faut savoir qu'il a été le conseiller économique de Barak Obama, au début de son mandat. A la Maison Blanche, il avait été, aussi celui de Bill Clinton. Pas pour le meilleur, d'ailleurs, puisqu'on dit volontiers que c'est lui qui a poussé, à cette époque, à la dérégulation de la finance avec le succès que l'on sait. Entre les 2, il a dirigé la prestigieuse Université d'Harvard. Ce qui lui vaut d'être représenté, dans le film "the social network", ce film sur la création de Facebook mais où tout l'intérêt est ailleurs. Dans une scène (fameuse) du film, on voit Larry Summers humilier 2 étudiants, dans son bureau. Dans la vraie vie, ses collègues d'Harvard racontent qu'il lui arrive souvent de lâcher: "ce que tu viens de dire est parfaitement idiot", avant d'enchaîner avec un brillant exposé. Voilà donc, qui est Larry Summers. Un homme désagréable et suffisant, mais un économiste reconnu. A Paris vendredi, il n'a donc pas cherché à être aimable. Au moment exact, où que tout le monde soufflait un grand "ouf" de soulagement sur la Grèce, il est venu dire que la crise européenne n'est pas encore terminée. L'Europe -"qui n'a rien des atouts qui ont permis aux Etats-Unis de réussir leur union monétaire" a-t-il répété- est tiraillée entre son envie de vengeance contre les pays qui ont été dispendieux et la nécessité de restaurer la confiance. "Et ce n'est pas bon". Réduire la dette publique en comprimant la demande n'est pas la solution", dit-il encore. La réponse, c'est le déficit. Oui, le déficit! Comme aux Etats-Unis. Pour s'en sortir, les Etats européens doivent lancer, en s'endettant, de vastes programmes d'investissements publics, préconise, finalement, le bon et sympathique Docteur Summers.

Ca plane par pour eux. C'est maintenant l'ensemble de l'industrie aéronautique européenne qui s'inquiète des représailles mondiales contre la taxe carbone. Et c'est Airbus qui est en pointe. L'avionneur multiplie les initiatives, ce matin encore, pour demander aux dirigeants européens de revoir leur copie sur cette taxe carbone, bientôt réclamée à toute compagnie desservant l'Europe. La Russie, l'Inde, les Etats-Unis et la Chine y sont fermement opposés. Pékin a même, en guise de représailles, geler des commandes d'avions. Dans une lettre, co-signée d'une part, par Air France et Safran (grand fournisseur du secteur) et de l'autre, par 6 compagnies européennes, Airbus réclame, à nouveau, à l'Europe de fairer machine arrière et d'entamer des négociations avec les pays récalcitrants. Sinon, l'emploi en Europe sera menacé, écrivent-ils.L'Espagne, après la Grèce? Réunion, ce soir, à Bruxelles, des ministres des finances de la zone euro. Ils doivent entériner, définitivement, le second plan d'aide à Athènes. 130 milliards d'euros de prêts nouveaux. Mais ils pourraient aussi sermoner l'Espagne qui vient de retarder le plan de redressement de ses comptes publics.

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