Ca y est, ils ont trouvé le coupable du "fiasco" des autoroutes. Un fiasco, désormais, certain: alors qu'il y a quelques mois, le gouvernement promettait de s’attaquer aux "superprofits" des sociétés d'autoroutes, aux péages trop chers, depuis avant-hier, et la remise du rapport du groupe parlementaire mis en place pour l'occasion, on l’a compris, rien ne va se passer (ou presque) comme promis. Le prix des autoroutes ne va pas être abaissé (il va même reprendre son rythme habituel d’augmentation), les concessions, elles, ne seront pas résiliées (leur durée sera même allongée!). En échange, quelques compensations seront obtenues, mais largement soufflées par les sociétés d'autoroutes, elles-mêmes! Au final, tout le monde reconnaît un fantastique gâchis. Au sein du groupe parlementaire, c'est l'avis de ces élus, députés et sénateurs, qui se désolidarisent de ses conclusions. Ils dénoncent une mascarade. Grosso modo, le gouvernement n’a jamais voulu remettre à plat ce dossier, et a promené tout le monde. Mais les autres membres du groupe, ceux qui valident les solutions proposées, eux non, plus ne décolèrent pas: "que de temps perdu pour une conclusion évidente, dès le départ", pensent-ils. Et ce sont eux qui désignent, le responsable de ce ratage: l’Autorité de la concurrence. Accusée d'avoir enflammer les esprits, en chiffrant, dans un rapport publié en septembre dernier, à 24% la rentabilité des sociétés d’autoroutes. Un chiffre, aujourd'hui, jugé "non pertinent". Pour Gilles Savary, député PS, ce rapport a mis tout le monde dans "l'embarras", les sociétés concessionnaires, subitement considérées comme "d’affreux spoliateurs" et les politiques, qui ne sortent pas grandis de cette affaire. C'est, donc, "haro" sur l'autorité indépendante. Au Sénat, certains promettent des mesures de rétorsion: par exemple, en revenant sur l’extension des pouvoirs de l’Autorité, prévue dans la Loi Macron. Au sein de l'Autorité de la Concurrence, on conteste, évidemment, cette (re-)lecture de l'histoire. Et on s'étrangle: "ce n'est, quand même, pas nous qui avons préconisé le gel des tarifs, ou la gratuité des autoroutes, le week-end!". Promesses intenables. L'Autorité maintient ses calculs, et ses conclusions. Invite tout le monde à relire le rapport tant critiqué. Au final, c'est assez clair: c'est le gouvernement, tout seul, qui s'est piégé. Et qui vient de signer un nouveau chapitre, peu glorieux, du débat public.

A l'aide. Le FMI accorde une aide de plus de 17 milliards de dollars à l'Ukraine. C'est le 2ème plan de soutien au pays, en moins d'un an. Le précédent n'a pas suffit. La monnaie ukrainienne a perdu plus de 40% de sa valeur. Les réserves en devises sont à sec, et le pays a perdu le contrôle de ses centres industriels, à l'Est, aux mains des séparatistes russes. Le Fonds Monétaire International devrait débourser, très vite, une première tranche de 5 milliards. Le reste viendra à condition que l'Ukraine mène des réformes drastiques (et douloureuses). Au sein du FMI, on estime ce plan d'aide "risqué": l'institution est habituée à aider les pays en crise, pas les pays en guerre!

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