Comme chaque année, le cabinet Deloitte publie son enquête sur les intentions d'achats des Français pour les fêtes de Noël. Et en ces temps de crise, évidemment, ses conclusions sont très attendues. Elles sont sans surprise, finalement. Les Français ont, bel et bien, l'intention de réduire leurs dépenses de Noël, de 5% au total, selon cette étude. Peut-être même plus puisque l'enquête a été réalisée début octobre, avant, sans doute, la prise de conscience que la crise financière aura un impact très concret sur l'économie réelle. Sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat. Si les dépenses pour la table (les réveillons, le champagne et le reste) si ces dépenses devraient reculer de 2%, selon cette étude (à 159 euros en moyenne), c'est surtout le budget "cadeau" qui va le plus souffrir. La baisse annoncée serait de presque 7%. Les Français s'apprêteraient à dépenser 291 euros, au total, pour gâter les grands et surtout les "petits" qui restent des privilégiés en cette période. Ils peuvent se rassurer, d'ailleurs : dans ce contexte un peu déprimé, l'étude affirme que le Père Noël place, toujours en tête de liste, des produits qui restent chers : les consoles et les jeux qui vont avec. Ce n'est pas si paradoxal que ça, d'ailleurs. Ce que montre cette étude sur Noël, c'est que les Français, dans la période qui commence, vont être moins impulsifs qu'à l'accoutumée. Ils vont être plus réfléchis, plus rationnels. En regardant bien les prix. En comparant. Et en jouant sur tous les modes de consommation : l'achat en magasin bien-sûr (mais en visant les promos qui vont se multiplier dans les derniers jours avant Noël surtout dans les magasins d'habillement), Internet évidemment, mais aussi le hard-discount pour les achats liés à la table. Natixis aurait perdu presque 1 milliard d'euros en bourse ! C'est le quotidien "La Tribune" qui l'affirme ce matin. La banque de financement et d'investissement aurait perdu 975 millions d'euros précisément, dans ses opérations habituelles sur les marchés : marché des actions, marché des taux d'intérêts, mais aussi sur le marché des changes. Natixis est une filiale commune des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne. La Caisse d'Epargne qui vient déjà de perdre plus de 700 millions d'euros, dans des conditions similiaires. François Fillon refuse de parler de récession. Le Premier ministre s'exprime dans les colonnes du "Parisien/Aujourd'hui en France", ce matin. Il estime qu'il reste, en France, "un filet de croissance... très, très faible", mais donc pas de récession à ce stade. Il concède, quand même qu'on s'approche de la "croissance zéro". Vers un plafonnement des niches fiscales. Avec l'aval du gouvernement, un amendement au Budget 2009 doit être déposé aujourd'hui, à l'Assemblée. Il plafonne à 25 000 euros +10% du revenu, les avantages procurés par les niches fiscales. L'objectif est d'éviter que les ménages les plus riches échappent à l'impôt. La bourse. Tokyo a terminé en baisse, tout à l'heure : -1,29%.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.