Ceux qui craignaient le pire avec le Grand emprunt vont, sans soute, être rassurés par les conclusions du travail de la Commission Juppé-Rocard: adieu les 100 milliards d'euros un temps évoqués et défendus par certains parlementaires et Henri Guaino, le conseiller spécial du Président, nous voici revenus, donc, à une somme plus raisonnable, compatible, semble-t-il (c'est ce qu'on nous explique, en tout cas) avec nos capacités d'endettement sur les marchés financiers. Ce sera donc 35/36 milliards. Et même moins que ça, puisque sur cette somme 13 milliards viendront d'une dette déjà contractée: l'aide au système financier accordée en pleine crise mais que les banques viennent de rembourser. On retombe donc sur une vingtaine de milliards de dette nouvelle. Ceux qui craignaient une vraie dérive sont rassurés: ce ne sera pas "open bar"! Ceux, en revanche, qui se plaignent, depuis plusieurs années, de la politique budgétaire très restrictive de l'Etat, ont du soucis à se faire. Parce que Bercy, qui voyait d'un très mauvais oeil ce grand emprunt, tient, peut-être, sa revanche. Eric Woerth, le ministre du budget, le répète, en effet, depuis plusieurs jours (il a même glissé l'idée à Alain Juppé et Michel Rocard): il souhaite compenser, euro pour euro, la charge des intérêts que va générer cet emprunt. Compenser comment? En réduisant un peu plus encore les dépenses de l'Etat! La logique est celle-ci: les dépenses d'investissement doivent remplacer les dépenses de fonctionnement! Sous le Grand emprunt donc la rigueur puisque c'est grosso modo 1 milliard d'euros par an, d'économies supplémentaires qu'annonce le ministre de budget. Eric Woerth, en fait, souhaite ajouter un 3 ètage à la fusée "austérité". Le premier étage; il est là depuis plusieurs années déjà: c'est la croissance zéro des dépenses de l'Etat, hors inflation. Le deuxième étage, il arrive! C'est, poussé par Bruxelles, tout le travail qui va consister à revenir sous la limite des 3% de déficit. Et là, François Fillon a déja promis des "ajustument très importants". Eric Woerth rajoute donc lui une 3ème couche: les économies liées au Grand empunt. Il évoque une piste possible: un "effort (comme il dit) sur la masse salariale". Autrement dit, l'accélération de la réduction de l'emploi public. Donc, du nombre de fonctionnaires! Un Noël "économe" s'annonce. C'est, en tout cas, ce qui ressort de la traditionnelle étude du cabinet Deloitte, qui chaque année, sonde les Européens sur leurs intentions de dépenses pour Noël. Il en ressort (à part pour la Suisse...) la volonté, comme l'année dernière, de réduire les dépenses en cadeaux, repas et divertissements. Pour la France, le budget de ce Noël 2009 se situera autour de 650 euros. En baisse de 3,5%. Particularité française, soulignée par l'étude: 30% des Français envisagent d'offrir des produits, des cadeaux, d'occasion. L'or toujours en forte hausse. 1 121 dollars, l'once d'or ce matin, sur les marchés asiatiques Selon le Parisien, le Sénat, aujourd'hui, examine un amendement proposant de taxer un peu plus les ventes de métaux précieux et des bijoux. Il s'agirait, en fait, de les soumettre à la CSG. Le gouvernement s'est prononcé contre cette disposition.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.