Taper "Google", dans Google, et vous tomberez sur cette histoire. Elle est aussi très bien racontée, ce matin, dans les Echos. Et elle va, sans doute, faire palir d'envie un très grand nombre de salariés (français, notamment), à qui on explique, en ce moment, que les temps sont "durs", et qu'il va, donc, être "très difficile" d'augmenter leurs salaires, l'année prochaine. Chez Google, en 2011, ce sera exactement l'inverse: le célèbre moteur de recherche vient d'annoncer qu'au 1er janvier prochain, il accordera une augmentation générale de 10%! +10%, pour chacun de ses 23 mille salariés, répartis sur toute la planète. La mesure coûtera plusieurs centaines de millions de dollars, par an, à l'entreprise mais pour les patrons de Google, il y avait comme une sorte d'urgence à accorder ce généreux mais très intéressé cadeau. Il faut arrêter (freiner, en tout cas) la "fuite des cerveaux" qui commence sérieusement à hypothéquer l'avenir du géant de l'internet. Il y a quelques années, Mountain View, où e trouve le siège de Google, c'était pour les ingénieurs informatique, pour les experts du marketting ou de la publicité.. c'était "le meilleur endroit sur Terre pour travailler". L'entreprise recevait, alors, plus d'un millier de candidatures spontanées par jour! Pour attirer les meilleurs (ce qui est quasiment vital pour l'entreprise qui doit sans cesse innover), Google "surjoue", depuis toujours "l'entreprise-où-il-fait-bon-vivre": restauration gratuite, garderie pour les enfants, création d'espaces de détente et de jeux. Les salariés peuvent aussi utiliser 20% de leur temps de travail pour un projet personnel. Vient de s'ajouter un service de conciergerie qui prend en charge les corvées quotidiennes, et personnelles, des salariés: les courses, la lessive, le montage des meubles... S'ajoutaient des salaires déjà élevés, comprenant de copieuse distribution de stock-options. Mais voilà, tout ça ne suffit plus. Google, aujourd'hui, ne fait plus autant rêver qu'avant. Ce sont les réseaux sociaux, sur internet, qui excitent les meilleurs: Facebook, en premier lieu, qui ne cesse de venir "piquer" des salariés à Google. 10% des salariés de Facebook, aujourd'hui, seraient des anciens de Google! D'autres sont partis chez Twitter ou dans d'autres start-up internet prometteuses. Google, pour retenir ses forces vives, a donc décidé d'augmenter ses salaires. A décider, aussi, de surenchérir à toute proposition juteuse, faite par à concurrent, à l'un de ses salariés. Google a, également, mis au point (c'est son métier, il faut dire) un algorithme permettant de prédire lesquels de ses employés sont susceptibles d'être approchés par la concurrence. Pour, évidemment, anticiper le mouvement et choyer les heureux élus, en leur accordant des bonus supplémentaires. Info toute chaude: les chiffres de la croissance française viennent de tomber. C'est l'INSEE qui vient de les publier. La croissance française, au 3ème trimestre a été de 0,4%. C'est un résultat moyen. Un peu en dessous de ce qu'attendaient les spécialites. L'objectif du gouvernement sur l'année, fixé à 1,6%, reste crédible. Sénateurs flingueurs. Les allègements de charges sur les bas salaires dans le collimateur des Sénateurs, toujours à la recherche d'économies. Ils viennent d'adopter un amendement programmant la fin progressive de ces exonérations, accordées aux entreprises. Elles réduisent le cout du travail des salariés payé au smic, ou un peu pluss. Ces allègements coûtent une vingtaine de milliards d'euros par an, à l'Etat. Le Medef dénonce une décision "destructrice d'emplois". PEL nouveau. Vers une réforme du PEL, le Plan Epagne Logement. Il est en perte de vitesse: 50 milliards d'euros d'encours perdus en 5 ans. Bercy veut rendre les PEL plus attractifs, en améliorant, notamment, leur rémunération.

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