Le premier a, peut-être, fait une bourde. L'autre a parlé sans détours. Les 2 Jean-Claude, finalement, décrivent une situation assez "critique". C'était hier: une journée de pluss, en pleine crise de la zone euro. La "bourde" (ou suposée telle), on l'a doit à Jean-Claude... Junker, le chef de fil des ministres des Finances de la zone euro. Il l'a faite en répondant à des confrères autrichiens. Leur question était simple: "Monsieur Juncker, est-ce qu'avec vos collègues de la zone euro, vous êtes en train de travailler à l'effacement de 50 ou 60% de la dette grecque?" L'interrogation est légitime: c'est une hypothèse qui, effectivement, circule depuis quelques semaines. Réponse -sidérante- du Luxembourgeois: "Nous discutons sur plus!". Hier, le porte-parole de Jean-Claude Junker a dû sortir les rames, et expliqué qu'il s'agissait d'un "malentendu". Le président de l'eurogroupe prenait comme base (explique son porte-parole) la décôte officielle de 21%, celle, entérinée en juillet, et pas du tout pas un nouveau défaut grec de 50 ou de 60%. Chacun appréciera le démenti. Il a, au moins, le mérite de confirmer que les dirigeants européens travaillent, bel et bien, à ce scénario. On s'en doutait, mais ça se précise. C'est ce futur nouveau défaut grec, d'ailleurs, qui explique cet empressement, désormais, à vouloir recapitaliser les banques. Elles vont devoir passer de nouvelles pertes dans leurs comptes, il faut donc rassurer les marchés, en les renforçant. La Commission de Bruxelles doit, ce matin, faire ses propositions.Il faut dire que le temps presse. Et on en vient à l'autre Jean-Claude. Jean-Claude Trichet. C'était encore hier. Le président de la Banque Centrale Européenne s'est montré particulièrement inquiet, en s'exprimant devant des députés du Parlement européen. "Le temps nous est compté, la situatioon est grave" a dit celui qui doit quitter ses fonctions dans 15 jours. "L'Europe est l'épicentre d'une crise mondiale. Et depuis 3 semaines, les choses se sont déteriorées. La crise est devenue systémique". On attend, là, aucun démenti.

+ de canal. Il y aura bientôt 6 chaînes de plus pour les téléspectateurs français. Décision de François Fillon, hier: le lancement de 6 nouveaux canaux sur la TNT. Donc pour tous. On va passer de 19 à 25 chaînes gratuites. Cela dit, certaines de ces nouvelles chaînes ne pourraient être qu'une version "haute définition" d'un canal déjà existant. Leur lancement, en tout cas, est prévu pour la rentrée 2012. - de hausse. L'inflation en France: -0,1% en septembre. Sur un an, la hausse des prix atteint 2,2%.+ de garanties. Dexia. Présentation, ce matin, en Conseil des ministres, du projet de Loi entérinant la nouvelle garantie que l'Etat français va apporter à la structure chargée de liquider les actifs "pourris" de la banque franco-belge. Selon nos informations, le texte prévoit, également, la couverture du risque lié aux "emprunts toxiques", vendus aux collectivités locales. C'est la condition posée par la Caisse des Dépôts pour reprendre les activités françaises de Dexia.- d'Europe? Les députés slovaques ont rejeté, hier soir, le renforcement du Fonds de secours européen, le FESF. Mais, un nouvau vote pourrait être organisé, dès cette semaine.

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