Il y a l'affaire d'espionnage qui a tourné au fiasco, certains cadres ont été sanctionnés mais le boss lui il est resté. Carlos Ghosn sauve sa tête mais à quel prix ? C'est l'autre affaire Renault, celle qui lie le grand constructeur automobile français à son premier actionnaire l'Etat français qui détient 15% du capital. Sauf que Renault n'est plus tout à fait Renault depuis que Carlos Ghosn dirige l'alliance Renault-Nissan. L'homme auréolé de succès est venu du Japon où il dirigeait Nissan pour bâtir son alliance avec Renault. Mais il n'a pas aussi bien réussi en France qu'au Japon : cette alliance aujourd'hui profite d'abord à Nissan dont le chiffre d'affaire est deux fois supérieur à celui de Renault (le salaire de Carlos Ghosn est aussi bien supérieur chez Nissan que chez Renault). Cette alliance a aussi diminué en quelque sorte l'influence de l'Etat dans le groupe (Nissan détient également 15% de Renault mais sans droit de vote). Pire selon un expert automobile, l'Etat a perdu tout seul comme un grand sa capacité à tenir les rênes du constructeur car l'expertise dans ce domaine a déserté les ministères... il y a de moins en moins d'experts, de connaisseurs du monde automobile à Bercy ou à l'Elysée ! Le grand patron c'est donc Carlos Ghosn à qui l'Etat est finalement obligé de faire confiance. Et Carlos Ghosn n'a pas toujours mérité cette confiance, lui qui a fait de Renault le constructeur le plus délocalisé du monde... une délocalisation en douce disait le Premier Ministre l'an dernier. Alors l'affaire qui se joue aujourd'hui est celle d'une reprise d'influence par l'Etat qui veut renforcer Renault dans la fameuse alliance. Et pour cela Carlos Ghosn est mis sous surveillance. A Bercy, on insiste, non la tête de Carlos Ghosn n'a jamais été demandée ! Non l'Etat veut en fait profiter de la faiblesse de l'homme fort de l'alliance après ce scandale de faux espionnage pour tenter de reprendre la main, pour contrebalancer l'image d'un Nissan fort et d'un Renault faible. L'Etat veut gagner du temps avec Carlos Ghosn pour faire comprendre au Japon que les rênes de l'alliance sont tenus par Renault et non par Nissan ! Le consensus à droite l'emporte sur la réforme fiscale. Avec la suppression du bouclier fiscal - c'était déjà acté - et un simple allègement de l'ISF : si votre patrimoine est inférieur à 1,3 million d'euros vous ne serez plus éligibles à cet impôt. L'assurance-vie est épargnée, il n'y aura pas de tranche d'impôt sur le revenu supplémentaire pour les plus riches, enfin les successions de plus de 4 millions d'euros seront davantage taxées. Le pétrole cher pourrait affecter la croissance mondiale. L'Agence Internationale de l'Energie observe déjà des signes de ralentissement. La demande est moins forte mais l'offre est aussi moins abondante car la production de pétrole est stoppée en Libye. Le pétrole qui relance l'inflation… + 0,8% au mois dernier selon l'Insee après une hausse de 0,5% en février. Sur un an les prix augmentent de 2%. Cette hausse s'explique aussi par la fin des soldes et par les prix alimentaires toujours plus chers !

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