C'est Gérard Larcher qui nous avait, le premier, alerté, il y a quelques semaines. L'ancien ministre du Travail connaît bien les syndicats. Depuis longtemps. Et pour la rédaction de son tout récent rapport sur la formation professionnelle, il a renoué des contacts, dans les Centrales. Il y a quelques semaines donc, à propos de la succession de Bernard Thibault, à la tête de la CGT, et alors que tous les journalistes autour de lui, pariaient sur la désignation d'Eric Aubin, Gérard Larcher s'était montré étonnement sceptique: "l'histoire n'est pas encore écrite à la CGT. Ca va être plus compliqué qu'on le dit" avait-il pronostiqué. La suite de l'histoire lui donne raison. A Montreuil, au siège de la Confédération, c'est une de drôle de période que vivent les cadres de la CGT. Une période d'incertitudes, rythmée par les signaux fluctuants envoyés par Bernard Thibault. Il doit dire, officiellement, mardi prochain qui il soutient pour lui succéder à la tête du syndicat. Depuis le début du processus, on sait qu'il aimerait passer le relais à une femme. Le nom de Nadine Prigent, qui dirige la fédération CGT de la santé, a été immédiatement avancé. Mais les premiers "retours" n'ont pas été bons. Au sein de la CGT, on l'a trouve un "peu raide", pas assez charismatique. Elle est, en tout cas, la tenante d'une ligne "dure" pour son syndicat. Eric Aubin, en revanche, le "monsieur retraites" de la CGT -partisant de la négociation- semble plus apprécié. Il fait campagne et des fédérations importantes le soutiennent. Il semble, du coup, bien placé mais pas aux yeux de Bernard Thibault qui porte son choix sur une autre femme: Agnès Naton, la patronne de "La Vie Ouvrière". Son nom apparaît dans les confidentiels des magazines. En interne, on se dit, du coup, que ce sera elle. Jusqu'au rebondissement d'hier. Sans explication, en tout cas, à ce stade, Bernard Thibault a, semble-t-il, changé d'avis et mardi, c'est finalement -retour à la case départ- la candidature de Nadine Prigent qu'il devrait, officiellement, soutenir. Beaucoup de gens, à la CGT, n'arrivent plus à suivre. S'inquiètent du climat qui s'installe. On commence à dire que "Bernard rate sa sortie" en tergirversant, en refusant l'évidence, le choix d'Eric Aubin. Un soupçon se propage aussi: et si, en fait, il organisait la pagaille, pour, au final, rempiler, pour un 5ème mandat? L'histoire n'est pas terminée.

Non coupable. On revient, pour commencer, sur le contrat à terme sur la dette française: l'Autorité des Marchés Financiers plaide "non coupable". Ce produit financier, qui sera lancé lundi à la Bourse de Francfort, est accusé d'être une arme, confiée aux spéculateurs, pour attaquer la France, sur les marchés financiers (on en parlait, ici même, hier). Jean-Pierre Jouyet, le patron de l'AMF, déplore l'initiative: "ce n'est pas un signal convenable" dit le gendarme français de la bourse. Mais qui précise qu'il ne peut pas interdire ce produit financier, lancé en Allemagne, par une société privée.-15%. "Les prix de l'immobilier en France, vont baisser de 15% d'ici la fin 2013": c'est l'analyse de Standar&Poor's. L'agence donne, aussi, dans l'immobilier, avec un certain succès pour les subprimes, on s'en souviens. Pour elle, c'est la capacité d'emprunt des ménages français qui va faire plonger les prix.

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